20 janvier 2010

Un homme, un destin...(chapitre II)

«  Simon de Villegas a repris connaissance. Le baron qui s’est réveillé après plus d’un mois d’un coma profond, n’a heureusement aucunes séquelles. Sa femme et ses enfants sont venus le réconforter de leurs présences. Merci de nous avoir suivi, prochain flash vers 1800heures ».         

  Un an après son retour parmi les vivants, Simon de Villegas est installé en France .

Un divorce douloureux, une santé précaire, le baron a préféré se retirer dans le sud de la France. Le médecin urgentiste, qui la suivi tout au long de son coma ne la pas oublié.

Il y a quinze ans, Sheryl Philips rencontre Marc, médecin lui aussi. Ils auront deux enfants, Margot et félix. Ils vivent à Jodoigne, une superbe propriété ayant appartenu à la famille de Villegas. Une vie mouvementée entre l’hôpital, la maison et les enfants. Dans la cave, elle retrouve des photos appartenant aux anciens occupants. Une photo de Simon de Villegas, alors âgé de quelques mois. Cette photo, elle la gardera dans une boite en métal trouvé sur place… Petit à petit, elle va s’intéresser à cette famille. Nul ne sait pourquoi…Le destin de deux êtres est-il inscrit dans le grand livre de la vie…Moi, j’y crois.

  *Gorbio, sud de la France, nous sommes à 7 km de menton. Dominant la mer, un village resté un des plus authentiques de la région, de l’avis des amateurs accueille Simon de Villegas, dans sa retraite en quête de paix.*Au pied d’un cirque de montagnes, c’est le premier village perché que l’on découvre en venant d’Italie et la grande façade du château des Malaussen lui confère l’aspect d’un véritable nid d’aigle.* Un orme planté en 1713, est classé parmi les 100 arbres les plus remarquables de France.

   Bonjour, monsieur, puis-je vous demandez de bien vouloir vous mettre un instant sur le côté ?. Excusez-moi, je ne vous avais pas vue. Ce n’est pas bien grave, juste le temps de prendre une photo de cet arbre. Je suis ingénieur agronome. Je m’appelle Patricia Speling, originaire de Belgique, travaillant à Vierves, mon patron m’a envoyée étudiée la diversité de la faune et de la végétation. Enchanté, Simon, voilà un an que je vis ici. Dites moi ! vous ressemblez à quelqu’un que j’ai déjà vu, lui dit-elle. Ecoutez, j’ai été, en effet très médiatisé, j’aimerais oublié tout cela. Comme, vous voulez, allez je vous invite, c’est ma tournée. Installés à la terrasse du bar « les terrasses », un verre de pastis 51 en main, ils trinquent. Sur la place, les ouvriers communaux s’affairent au montage de l’estrade qui accueillera l’orchestre pour ce 14 juillet qui arrive à grand pas. Vous êtes à l’hotel, dit-il. Non j’ai réservé dans un gîte, ici, juste en bas de la rue. On y accède par un escalier…Simon lui coupe la parole et lui dit :’’Bienvenue chez moi’’. Ah !!!. Je suis le propriétaire de ce lieu. Génial, pourtant j’ai été reçue par un monsieur qui m’avait l’air de bien connaître l’endroit. Il s’agit de Claude mon ancien majordome qui ma suivi jusqu’ici. Une grande complicité nous unis, il me connaît depuis si longtemps…C’est vrai qu’il a ce côté, charmeur qui vous va si bien !!!

Merci, dit il en rougissant. Vous aussi vous êtes charmante !!! Vous avez rougi dit-il. Un point partout. Un sourire égaye leur visage. Charmante demoiselle puis-vous offrir le couvert ?.

Dites dont, vous perdez pas de temps. Vous savez certainement ce que j’ai vécu, alors faites moi ce plaisir. Pour moi, ce village est la case départ d’une nouvelle vie. Ok, vous savez parler aux femmes, vous. Oui, j’accepte mais à une condition ?. Je vous écoute. Vous serez mon cavalier demain au bal du 14 juillet. Vous ne perdez pas de temps, non plus. Elle prend la carte des boissons, se cache avec…

  Quelques minute plus tard, ils dégustent une paella d’enfer, accompagné d’un rosé bien frappé. Le repas se déroule dans la bonne humeur, chacun s’en va après vaqué à ses occupations. Elle prendra quelques photos de l’orme tri-centenaire. L’autre s’en retournera s’installer devant le gîte prendre un café servi par Claude. Le bouvier bernois, paddy, se couche au pied de Simon, son maître.

*** écrit d’après renseignements du site officiel.

 

 

 

  Une soirée tranquille, arrosé d’un rosé, pour Simon. Une soirée tranquille , accompagné d’un rosé, pour Patricia. Le comique de l’histoire c’est que les deux sont dans la même ambiance, quelques murs les séparent. Le lendemain, journée de marché pour Simon, qui descend à Roquebrune-Cap-Martin, un Land-Rover Defender l’y emmène. Son chien assis à l’arrière du véhicule est de la partie.

  Bonjour, Patricia, vous allez bien ! . Tiens, qui voilà, monsieur le baron dit-elle sur un ton ironique. Appelez moi encore une fois comme cela et je vous plante là, répond il aussi sec.

Ok, ok…Pas de problème, je m’incline monsieur le bar… Simon lui met un doigt sur la bouche…Un frisson lui parcoure la colonne vertébrale. Elle prend sa main, lui vole un baiser…Suivi d’un excusez-moi…Ne vous excusez pas, j’ai aimé…Sans s’en rendre compte leurs mains se tiennent encore. Un regard respectueux, un silence qui en dit long. Une main qui caresse ses cheveux, les yeux se ferment, un baiser se pose furtivement sur une bouche entrouverte.

  Les badauds présents forment un cercle autour d’eux, certains ont l’œil ému, d’autres essuient une larme, un couple s’embrasse tendrement. Un amour pur, naît entre ses deux humains, qui hier encore ne se connaissaient pas…Un touriste dit à sa compagne : Regarde !!! Cupidon vient de réunir deux âmes sœurs…

  Emporté par la foule, ils se retrouvent assis à la terrasse de « Fraise et Chocolat », un établissement avec vue sur mer. Le chien qui a assisté à cette rencontre, a suivi son maître.

Il est couché à ses pieds. Les deux ne se lâchent plus, le serveur leur tend la carte. Aucune réaction. Un hum, hum les font revenir sur terre. Puis-je me permettre d’interrompre ce moment ?. Excusez-nous disent-ils, nous étions ailleurs. J’avais remarqué, mais ce que j’ai vu était très beau. Un merci !!!à l’unissons se fait entendre.

Un repas. Un dessert. Une balade face à la mer, bras- dessus, bras- dessous, enchante cette belle après-midi. Un Defender, une Mercedes CLK cabriolet remontent vers Gorbio…Une Méhari descend vers Roquebrune, croise les deux véhicules, appel de phares, à son bord Claude qui va tenter de trouver des légumes frais pour nourrir les clients du gîte. Son boss n’ayant rien trouver de mieux  que de conter fleurette à la cliente de la chambre numéro 46. Heureusement que le message envoyé par Simon est arrivé à son destinataire, le réseau gsm faisant souvent défaut. Enfui dans ses pensées, Simon, soudain à un flash, le visage de Patricia ne lui est pas inconnu…Oui, je sais, avant mon réveil de ce long coma, je l’ai rêvée…

Pourtant, pense t-il la voix ne colle pas…Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il a associé la voix  de Sheryl Philips, avec le visage de Patricia présente lors de son accident sur le bord de la E411. Elle lui a donné les premiers soins…Pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ? Une question sans réponse. Un 4x4, un cabriolet se parquent sur la place…

  Patricia !, j’ai l’impression de t’avoir déjà vue…Ah, l’air inquiète, heu moi pas, elle reste évasive. Lors de mon accident, tu étais là ?. Heu, non, pourquoi me demande-tu cela ?.

Rien, un flash que j’ai eu tout à l’heure. En quoi cela me concerne t-il ?. Tu étais face à moi, j’ai eu l’impression que tu me sauvais la vie…Woaw, dis donc quel imagination !.

  Ecoute Patricia si tu as quelque chose à me dire, dis le moi tout de suite avant que je ne le découvre par moi même, ce qui m’énervera certainement. Après un court silence, elle demande à Simon de l’attendre quelques minutes en terrasse. Elle le rejoint, dans sa main une enveloppe qu’elle lui remet. Prend ceci, à l’intérieur tu y trouvera une lettre que j’ai écris hier soir. Avant de la lire, je te demande de bien vouloir attendre mon départ. Oui, je m’en vais, je suis désolée. Simon aperçoit deux valises derrière le cabriolet. Elle se retourne, grimpe dans son auto, démarre, quitte le village.

  Sur l’enveloppe, on peut lire pardonne-moi…Je t’aime. Simon ne comprend pas !. Pourtant il accepte son choix. Il ouvre le plis, il ne sort une lettre, un cd portant l’inscription affaire De Villegas&Co.

« Cher Simon, oui tu m’as déjà vue. Le 17 juillet à 0930h je parquais mon break sur l’aire de repos à Bierges. J’ai entendu un crissement de pneus suivi d’un choc terrible. Un gros 4x4 venait de percuter la berne centrale de plein fouet. J’ai couru laissant mon véhicule ouvert.

Je t’ai vu me regarder, je t’ai donné les premiers soins. Ensuite les secours t’on pris en charge. Une certaine Sheryl Philips, médecin urgentiste, t’a donné un sédatif, tu lui a souris, marmonné deux ou trois mots. Tu as sombré dans un coma artificiel, devenu profond par la suite. Moi, je suis restée là, je pense que j’ai fait du stop, car je me suis retrouvée à Bruxelles en plein centre ville. Quelques heures plus tard, je me trouvais au commissariat central, sans pouvoir dire autre chose que « Comment-va-t-il ? ». J’étais en état de choc. Je sais aujourd’hui, que ce fait est du à cet article que j’ai écris sur toi concernant les malversations que l’on te reprochait. Te voir dans cet état m’a culpabilisée. J’en ai souffert durant des mois. Je connais cette souffrance. J’ai, pendant quinze ans vécue avec un homme, qui me manipulait afin que je me culpabilise sans cesse. Ma présence ici, je l’avoue n’était pas forfuite.

Une chose à laquelle je n’avais pas pensée, le fait que je tombe amoureuse de toi…

Je t’aime Simon de Villegas… »

Patricia Piron.

PS :Un article afin de te réhabilité aux yeux du monde, va paraître dés demain.

 

Simon referme l’enveloppe, une larme coule le long de son visage. Il s’en va au gîte, boit un coup… Claude l’entend murmurer, je t’aime Patricia Piron. Elle a assisté à la scène, ayant pris soin de feindre son départ. Paricia se cachait derrière la bâtisse face à la terrasse. Une larme coule le long de son visage…Ses yeux bleus azur, s’humidifient de plus belle…Elle pleure seule…

  Le lendemain, une ambiance festive règne au village. Nous sommes le 14 juillet . Un homme se languit d’une belle demoiselle.

  A l’hôtel à Menton, une belle demoiselle se dit que le prince charmant n’existe pas…Et pourtant !!!

  20heures, sur la place du village, le chapiteau se remplit d’autochtones, accompagnés de touristes. La musique de l’orchestre entraîne petits et grands dans une farandole géante.

Les plus âgés retrouvant leurs vingt-ans, les plus jeunes s’amusant sur ces airs d’antan.

Un homme reste à l’écart, une femme assise au fond du chapiteau l’observe. Il se lève, invite une jeune fille du village, danse un rock de main de maître. Patricia qui le fixe à présent ressent un peu de jalousie. Simon, tout à coup s’arrête net. Il a vu la journaliste. Il la fixe du regard, la jeune fille surprise quitte la piste de danse. Patricia s’avance, s’approche à quelques pas de Simon, qui ne bouge pas. Lui tend une main. Il la toise, elle se rétracte, il prend sa main, enchaîne sur la musique un rock endiablé. Un sourire complice les réunit. Les musiciens jouent de plus belles, quelques instants plus tard, le chanteur annonce : ‘’ Une petite pause…A tout de suite’’.

  Mademoiselle la menteuse, puis-je vous offrir un verre ?. Avec plaisir, Monsieur le Baron…

Ils éclatent de rire. Un pastis, puis deux, puis jamais deux sans trois…et hop on se laisse aller…Un baiser, puis deux…jamais deux sans trois…Le troisième est plus…hum…enfin, vous comprenez.

  Après ce beau moment, ils vont s’asseoir à la table la plus proche, commandant un litron de rosé. Une nuit magique s’offre  à ces deux personnes pleines d’amour. De slow en chenille, en  passant par une valse, l’heure fatidique approche. Minuit, un feu d’artifice illumine la corniche. Eclairant le ciel de milles feux. Les amants rient comme des enfants, s’embrassant, s’enlaçant, ils s’aiment…

   03h00 du matin, quelques fêtards, allument des pétards, réveillant leur aînés déjà couchés.

Le couple se tient main dans la main. Simon. Oui. J’aimerais passer le reste de la nuit a tes côté. Juste toi et moi, on pourrait parler. Je pense, dit-il, que cette une bonne idée. Viens, allons sur la terrasse du gîte, on parlera de tout cela au calme. Merci, tu sais que je t’aime toi, dit-elle !!!.

  Installés sur les marches qui mènent au gîte, les deux se parlent tels des ados. Quelques rires

égayent ce début de matinée. Claude réveillé par le bruit du couple descend et leurs propose de se mettre à l’arrière du bâtiment, sur la terrasse en pierres du pays. Ils obtempèrent et se retrouvent assis l’un à coté de l’autre. Regarde, dit Simon, une étoile filante. Faisons un vœu !!!. Ok, moi c’est fait !!!. Moi, aussi !!!. C’était quoi ton vœu ?. Je ne le dirai pas…

Tant pis !!!.Moi non plus, bien fait !!!. Posant sa main sur l’épaule de Patricia, Simon pose délicatement un baiser sur la joue de son aimée. Elle se laisse faire. Ensuite, un baiser glisse dans sa nuque. Une main caresse son dos, celle-ci se dirige ensuite vers ses reins, remonte son t-shirt. L’autre main aide la première, afin d’enlever le vêtement. Tout en le laissant faire, Patricia pose à son tour ses lèvres sur la joue de son bien-aimé. Les deux s’embrassent avec amour. De jolis seins, libérés de leur soutien apparaissent, une marque blanche entoure ceux-ci.. Simon, les caresse amoureusement, l’un après l’autre pour ne pas faire de jaloux. Les tétons se raidissent à chaque passage de ses doigts. Claude éteint les lumières de la pergola …

  Le soleil se lève, deux amants enlacés dorment paisiblement… Les effluves de  café réveille Simon, qui s’écartant doucement de sa belle, contemple sa poitrine. Ses cheveux, blondis par le soleil, son bronzage uniforme le laisse sans voix……Un bustier fait de dentelle gît sur le sol….Laissant la belle au bois dormant, il prend ensuite la direction de la cuisine. Claude le croise, lui tend un plateau composé de fruits rouges, de croissants frais, deux petits pains au chocolat, deux œufs à la coque, deux tasses, une cafetière. Une rose joliment posée, embelli celui-ci. Le prince charmant dépose le tout face à sa douce, lui pose un baiser sur sa bouche…Elle ouvre les yeux, le regarde, lui dit : ‘’Je t’aime…’’.

  Il lui tend son t-shirt, resté sous la table…Elle l’enfile, se passe une main dans les cheveux, quémande un baiser…

   Bonjour princesse, bien dormi…Oui…Je te serre ton café…Avec plaisir, mon preux chevalier…Aujourd’hui, j’aimerais, dit-elle, si tu veux bien, que tu m’emmène au large…sur ce petit îlot le face à la plage…Là ou l’on accède par bateau. Je sais que tu possède un Riva, je t’ai vu à Monaco…Ok, je t’observais de loin mais c’est du passé. Tu as de la chance que je suis accro à ce petit minois, dit-il. On part dans une heure, madame…Elle part en sautillant de plaisir ce changer…

  Arrivés au port, ils se dirigent vers le quai où un dénommé Alain les y attend, une amarre à la main. Le magnifique bateau de bois, brille de toute part…Simon et Patricia embarquent à son bord. Le marin les salue, ils prennent le large. Une fois passé la zone de transit, il accélère

Le moteur rugit…vrombissant. Les deux prennent du plaisir. Le bateau pointe son nez, jouant avec le remous. Il entraîne dans son sillage les rêves des  tourtereaux…

   Le bateau arrive près du ponton d’une plage privée, louée a l’année par le baron. Un homme et une femme, courent vers le sable chaud… Ils se retrouvent couchés sur la plage, roulant comme des enfants sur le sol…

Se relèvent, se prennent dans les bras, se caressent, se laissent aller, a leurs fantasmes les plus fous, sous un soleil torride… Une hutte faite de bois exotique, remplie de victuailles, de boissons fraîches attend la fin des ébats amoureux de ces deux humains, afin d’accueillir ses hotes, comme il se doit…

  Sans s’en rendre compte, ils se retrouvent allongés sur le sol de la paillote.. Le corps de Patricia marque les lamelles. La chaleur intense amènent les amants à jouer d’imagination.

Un glaçon déposé sur le ventre de son aimée glisse doucement, s’arrêtant au niveau du nombril. Lui, de ses lèvres emporte le glaçon, traverse tel un danseur cette patinoire improvisée. Le glaçon finira sa course bloqué par deux petits monts émergeant.

  Ils se redresseront, se regarderont, parleront beaucoup, s’endormiront jusqu’au petit matin…

  Le déjeuner composé de fruits exotique, sera servi dés le lever des deux tourtereaux. C’est elle qui s’en occupera…

Quelques heurs plus tard, un Riva, accoste à Monaco. Un homme prend en charge le magnifique bateau.

  Merci, Jo dit Simon glissant un billet de 200 euros dans les mains de celui-ci…

A la prochaine… Avec plaisir, monsieur…

  Une voiture Démarre, direction Gorbio… Par la fenêtre, Patricia aperçoit 4 filles déguisées en bonnes sœurs, façon gendarme à Saint-Tropez, tournant  une pub sur la canebière. Elle se souvient d’un jour où elle et ses sœurs, lors d’un spectacle à l’école, avaient amusées tout le public. Elle en parle à Simon, ils rigolent de bons cœurs. Un arrêt devant une agence de voyage étonne Patricia…Tu as une idée derrière la tête ?. Oui, je t’emmène à Barcelone, un petit hôtel sympa que j’ai trouvé lors d’un colloque. Donne moi deux minutes, je t’apporte le prospectus de celui-ci. Quelques instants plus tard, elle regarde le folder de ce charmant hôtel.

Oui, cela me convient, on part quand…J’adore la rapidité, avec laquelle tu prend une décision…Mais vous n’avez pas encore tout vu, mon petit monsieur…T’est vraiment trop cool, si tu continues je ne pourrai plus me passé de toi…Mais j’y compte bien…Ok, les paris sont ouverts. En rigolant mais malgré tout sérieux, il lui répond : A la date de notre première rencontre, si nous sommes toujours ensemble. Je t’épouse…Un silence…Un sourire…Un baiser sur la joue…Deux corps se rapprochent  pour ne former plus qu’un.…Je t’aime, se dit elle en pensée…

  Il redémarre, direction le gîte. Une ou deux valises sont embarquées dans le 4x4, direction Nice…Un jet privé les attend. Il décolle vers Barcelone…Un voyage sans histoire, un repos bien mérité et le pilote annonce : Bienvenue à El Prat, aéroport de barcelona. La température extérieure est de 35 degrés. Merci pour votre confiance. Bon séjour…

  Une limousine attend le couple, le chauffeur y charge les bagages, un verre de champagne à la main, ils savourent ce délicieux moment. Celle-ci rejoint une société de location, où une Mercedes, classe c, attend les amoureux…Cette décision vient du baron qui souhaite être plus anonyme.

  Arrivée à l’hôtel « Antibes », ils sont accueillis chaleureusement par le concierge. Madame, monsieur. Veuillez avoir l’obligeance de bien vouloir me suivre, notre maison se fait un plaisir de recevoir des hôtes d’une si grande renommée…Merci…Un billet glisse dans la main qui se referme aussitôt, un sourire béat, un peu forcé…

Les deux se marrent, une fois arrivés dans la chambre, imitant le concierge…La soirée se passe en ville, la fête bat son plein. Ils dansent, rient, s’amusent…Après ce début de nuit mouvementée, ces ados sur le retour se couchent, un petit : Je t’aime, un petit bisou, un gros dodo…

Il est cinq heures, le réveil sonne. Un homme se lève. Son nom, Gabriel Lesage. Aujourd’hui c’est son premier jour de chômage. La boite, pour qui il travaillait, à décidée de délocaliser la production. Pour ce faire, ils ont sans scrupules licencier le personnel.

  Cette nuit, il a rêvé qu’il était baron, qu’il avait été l’objet d’une enquête, qu’il avait divorcé, qu’il avait quitté la Belgique pour s’installer en France. Ensuite, il avait rencontré une fille très belle, au yeux couleur de l’océan, aux cheveux couleur de blé, au corps si joliment dessiné. Elle ressemblait étrangement, à la secrétaire de la société, pour laquelle il travaillait. Elle le voyait passé tous les jours devant son bureau. Un jour, ils avaient discuté de tous et de rien. C’étaient trouvés des points communs. Une amitié les réunissaient. Mais notre homme, à force de penser à elle, en était tombé amoureux.

  Jamais, Gabriel ne lui avait dit. Alors le jour où il avait appris son licenciement, ce jour-là, il savait que jamais plus il ne la reverrait. Lui coincer dans une histoire qui s’enlisait pourtant de jour en jour, n’arrivait pas à décrocher. Elle, de son côté, avait l’air heureuse avec son compagnon. Son choix était de s’effacer de sa vie. Pour se protéger. Bien sûr, il serait toujours là, si elle en avait besoin…

  Quand le rêve devient réalité, il faut savoir s’arrêter afin de se préserver…

 

 

 

                                          Fin…

Posté par tonton didier à 22:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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