29 janvier 2010

La toinade...


 

Un hommage à Arthur Masson. Cet homme au grand coeur, fils d’un douanier, a passé sa jeunesse du côté de Forges suite à une mutation de son père. Plus tard, il deviendra professeur à l’athénée de Nivelles de 1922 à 1946. Il s’y installe et commence à écrire Toine Culot.
Masson décrit des gens simples, plus spécialement du Viroin. Il n’hésitera pas de parler des moments de sa vie comme dans « Toine dans la tourmente » où il évoque clairement les instants passés avec une centaine d’otages en 1942, emprisonné à la citadelle de Huy, suite àl’assassinat d’un rexiste. Il sera libéré en 1943. Romancier, profondément optimiste, son style
clair imagé, fait souvent appel à des expressions wallonnes. Ses récits sont pleins d’une drôlerie bien populaire mais piquante et de bon goût. Toine Culot est la partie la plus connue de son oeuvre. Toine Culot, obèse ardennais, est née en 1888, d’un père cordonnier, le choumaque. Il
deviendra le maïeur de Trignolles alias Treignes. Autour de lui gravite un petit monde haut en couleurs.
Ce texte est inspiré de l'ouvrage
Cent Wallons du siècle
Institut Jules Destrée,
Charleroi, 1995
Mon avis de Bruxellois est d’avoir trouvé en lisant cette saga, prêtée par un voisin, une envie de découvrir page après page la suite de cette histoire si passionnante. J’aime me plonger tête baissée dans chaque chapitre. J’y ressors avec un léger sourire sur le visage. Quelques fois un rire plus soutenu se fait entendre dans la maisonnée. Mais toujours du bonheur en refermant le livre jusqu’au lendemain. Pour ceux qui veulent tenter l’aventure « Arthur Masson » foncé, vous ne serez pas déçu. Vous plongerez en apnée dans ce paysage wallon qui vous fera
découvrir la vraie vie d’antan. Vous vivrez des instants magiques. Vous découvrirez une famille déjantée quelques fois, je pense à T.déome, cousin de Toine. Le choumaque, son père. La grosse Phanie, sa mère. Verluisant, son beau-fils, le coureur cycliste. Tchouf-tchouf son autre beaufils,le docteur. Pestiaux, le droguiste, celui-là, il en tient une bonne. Sa femme, Pélagie, aussi folle. Les filles de Toine et ses petits-enfants. Le petit dernier, son fils, un vrai gamin celui-là, toujours près à faire un mauvais coup…
Allez, je vous laisse, une fois…
Bonne lecture…
N’oubliez pas de remonter de temps en temps…

Posté par tonton didier à 22:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur La toinade...

    Bravo

    Bonjour,

    Un grand bravo de remettre en mémoire les moments émouvants des écrits d'Arthur Masson. La jeunesse actuelle ne s'intéresse plus à ce genre de lecture.Pour exemple : une classe préfère aller au zoo d'Anvers que de visiter Treignes, village des musées.Toutes mes sincères amitiés massonnièmes.
    Meert J-M "Les amis d'Arthur Masson"

    Posté par Meert Jean-Miche, 19 avril 2010 à 15:36
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