"la plume des nutons"

20 janvier 2010

Un homme, un destin...(chapitre I)

Il est cinq heures, le réveil sonne. Un homme se lève.

Son nom, Simon de Villegas. La quarantaine, d’allure jeune, il plait aux femmes. Aujourd’hui  sa vie va basculée. Il ne le sait pas encore, mais son destin est en passe de changé.

  Comme tous les matins, à cette heure là, lui seul est debout.Sa femme , ses deux enfants, un garçon et une fille dorment encore. Il a tout pour être heureux. Descendant d’une grande famille, l’argent n’a jamais manqué.

  En témoigne sa superbe demeure, munie en son sein d’une piscine, d’un jacuzzi, d’un sauna. Son garage abritant une Ferrari, une Range-Rover sport full option. Des motos de toutes cylindrées se tenant  fièrement, posées les unes à cotées des autres.

  Le bonheur. Pourtant notre homme n’a pas le moral. Ce trop plein de tout, le dégoûte petit à petit. Mais il ne veut pas se plaindre, d’autres souffrent de rien n’avoir. Alors il décide de laisser ses pensées pour le moins obscures de côté.

  Il prend son petit déjeuner, pense à son arrivé au bureau. Au nombreux licenciements, qu’ il va devoir remettre à ses employés. Toutes ces personnes ont pourtant partagées, les bons et mauvais moments, sans jamais rien demandées. Ils savent que toujours, leur boss, comme il l’appelle, fait le maximum pour les garder. Il retombe dans ses pensées obscures…

  Sa femme, Lisa, arrive dans la cuisine, l’embrasse, lui demande s’il a bien dormi. Lui ne répond pas, trop préoccupé. Elle lui caresse affectivement le visage. Elle pose délicatement ses lèvres sur le lobe de son oreille. Elle chuchote deux trois mots d’amour. Lisa sait comme il va mal. Elle l’a entendu, cette nuit parler tout seul, dans son sommeil. Elle se retire doucement. Elle se dirige vers la chambre des enfants. Lui, écoute ses pas s’éloignés, une larme coule lentement sur son visage. Quinze années, qu’il s’aiment d’un amour devenu aujourd’hui plus affectif que charnel.

Simon prend ses papiers éparpillés sur son bureau, il les range dans son attaché-case en cuir brun. L’homme lance un au revoir, tournant sa tête vers la chambre des enfants qui lui répondent à moitié endormis :  Tantôt pa, on t’aiment, pense à nous si tu vas mal…

Je vous aime, dit il d’une voix remplie d’amour. A tantôt ma princesse, à tantôt mon preux chevalier, à tantôt mon amour…

Dans sa tête, il sait pertinemment que ce soir il ne sera pas là pour les embrasser…Sa femme qui le connais bien, d’une voix chagrinée lui envoie un baiser qu’il n’entend  pas…Elle sait que cet homme qui quitte la maison n’est plus depuis quelques jours, celui qu’elle a chéri durant toutes ces années…

  Simon embarque dans son Range-Rover flambant neuf, à la rencontre de son destin… 

 

 

 

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  Le 4x4 s’engage dans l’allée centrale de la propriété. Simon actionne la grille  via un émetteur placé sous son tableau de bord. Il prend à droite la route qui mène à la  E411, direction Bruxelles. En chemin, il répète les phrases, qu’il va prononcer devant les employés de la multinationale dont il est le président.

  Après cela, ce sont les actionnaires qui souhaitent le rencontrer. Il l’attende, de pied ferme, au sommet de la tour bleue, avenue Louise. L’immeuble appartient à la multinationale : ‘’ de Villegas&Co’’. L’entreprise pourtant bien ancrée, fait l’objet d’une enquête suite a des malversations. Simon n’y est pour rien, mais il n’a rien pu prouvé. Les actionnaires veulent des explications, et menacent de retirer leurs fonds. Son  banquier lui a fait signifier, par courrier recommandé, que ses fonds propres sont bloqués jusqu'à nouvel ordre. La famille l’attend au château familial de Jodoigne, pour certainement lui prier de démissionné de son poste au plus vite. Enfermé dans ses pensées, Simon pense aux pires scénarios.

  Retour sur terre, la jauge d’un bip bip, lui indique un manque de carburant. Prochain arrêt, station essence annoncée via son G.P.S dans cinq kilomètres.

   La voiture s’engage sur la droite et vient s’arrêter à coté de la pompe n 5, face à la cafetaria de l’aire de repos. Simon prend sa carte carburant, la glisse dans l’appareil bancontact, indique le numéro de pompe souhaité. Il prend le pistolet. Il remplit le réservoir. Soudain, il est attiré par une belle ingénue, attablée à l’intérieur du restoroute. Leur regards se croisent, un sourire complice illumine leurs visages.

Décision est prise d’aller boire un café, une fois son véhicule parqué.

  Tout en se servant, il ne peut s’empêcher de lorgner en direction de la jeune femme aux yeux revolver. Elle, de son côté, fait mine de ne pas voir le manège de Simon qui tourne ses yeux, à chaque fois que leurs regards accrochent. Mais l’envie de faire sa connaissance est plus forte. Il  s’approche d’elle. Il remarque sur la banquette, un livre d’Amélie Nothomb,

‘’Le fait du prince’’.  Vous aimez cette ouvrage, moi aussi je l’ai lu, dit il.

Excusez-moi, vous disiez ?.Le livre à coté de vous, vous aimez ?.Ce n’est pas à moi …Ah, désolé…dit-il en rougissant…Pourquoi êtes vous désolé, répond la belle inconnue…et enchaîne : Vous êtes mignon quand vous rougissez…

Merci…Trouvant la situation comique, ils rient de bon cœur.

  Simon profite de cet intermède pour le moins cocasse et s’assoye juste face à

elle. Faites comme chez-vous, lui dit t-elle sur un ton amusé. Excusez-moi je m’appelle Simon de Villegas. Oui et moi c’est Angéla. Vous êtes bien installé dit elle. Oui excusez-moi, je manque à tout principe. Puis-je m’asseoir à vos côtés ?. Elle, amusée : assis vous l’êtes déjà mais comme vous le constater, face à moi… Excusez-moi…La c’en est trop, d’un ton sec mais jovial elle lui dit. De un : Arrêtez de vous excusez tout le temps. De deux : Buvez votre café tant qu’il est chaud. De trois : Votre présence ne me dérange pas, et la cette elle qui rougit. Un point partout ! lance t-il joyeusement…Une nouvelle fois les deux se mettent à rire…

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  Cet un moment magique, pour l’un comme pour l’autre. Comme si une fée, avait décidée de programmer leurs rencontres. Sait-on jamais…Je suis de ceux qui croie qu’aucune rencontre n’est forfuite…

  Simon pense la même chose, il attend qu’Angéla arrête de rire pour lui demander ceci : Dites-moi, pourriez vous me dire ce qu’une si jolie fille fait toute seule ici ?. Vous avez le temps car j’en ai pour la journée…Simon profite de l’occasion et lui répond : Cela tombe bien, moi aussi….En une fraction de seconde, il oublie les employés. Il oublie les actionnaires. Il oublie le banquier. Une seule chose compte à ses yeux, écouter l’histoire d’Angéla…

  Je vous écoute, voulez- vous un autre café ?. Non merci, ce que j’aimerais c’est que vous m’emmeniez loin d’ici. Où bon vous semble, mais loin d’ici !!.

Attention à ce que vous dites, je peux vous prendre aux mots. Proposez on verra bien, répond-elle. Au moment de répondre, Simon oublie sa femme, ses enfants, il ne pense qu’à lui. Nous sommes en Juillet, il fait beau, je vous emmène en Suisse. En Suisse, quand je disais où vous voulez ?. Je pensais à un endroit sympa en Belgique. Pourquoi la Suisse?. Je vous expliquerai en chemin, c’est à prendre ou à laisser !!!. Un peu apeuré, mais confiante malgré tout, elle dit : oui, va pour la Suisse.  Les deux nouveaux amis prennent congé de la cafétéria et se dirigent vers la sortie. Lui indiquant sa voiture, il ne peut s’empêcher de frôler sa main. Elle ne dit rien…. Ils embarquent dans le 4x4.

  Nous les retrouvons sur l’autoroute E411, direction Luxembourg…..

Qu’est ce que je fais là ?. Pourquoi suis-je monté à bord de ce véhicule ?. Qui est-cet homme ?. Je suis sure de l’avoir déjà vu à la télé…Des question laissées sans réponses…

  Simon la sort de son mutisme. Angéla, tu dois te demander qui je suis ?.Je le sens bien, tu as l’air effrayé. Ecoute, je suis celui dont on parle au journal parlé. Un peu surprise, elle commence pourtant à mettre une image télévisée sur ce visage….Vous êtes Simon de Villegas, celui qu’on accuse de malversations…

  Comme le commun des mortels qui veut connaître la vérité avant tout le monde, elle enchaîne : Vous êtes coupable ?.Si vous le permettez, j’aimerais laisser la justice faire son travail. Ok, je comprend, puis de toute façon, je m’en fous…

  Vous dites cela ! mais vous me l’avez quand même demandé ?. Un sourire transparais sur leurs lèvres. Le léger froid disparaît aussitôt. Ces deux-là se comprennent déjà bien. C’est Simon qui reprend la main. Alors, parlez moi de vous ?. Si vous le permettez, j’aimerais que l’on se tutoie, dis t-elle. N’y voyant aucun n’inconvénient, il acquiesce d’un signe de la tête. Merci, répond-elle avec une voix de petite gamine. A nouveau, leurs visages parlent pour eux…

   Leurs yeux pétillants, remplis d’un amour naissant, s’offrent aux regards des automobilistes qui comme eux font la file. Elle est causée par un  ralentissement à l’approche de la frontière française. De nombreux touristes descendent vers le sud.

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  La France, je  me sens mieux. Comme si une partie de mes problèmes étaient restés en Belgique. Angéla, de son côté, ne dit mots. Apparemment, parlez de toi, ne t’ inspire pas ?. Pas de réponse. Hou hou, tu dors ?. Non, excuse-moi, je me demandais où tout cela allait nous mener….Ecoute, Angéla,  moi je ne n’en sais rien, mais ta compagnie me plait. Oui, moi aussi, je suis bien, mais malheureusement je ne peux effacer ma mémoire. Ok, pour le moment, je te laisse, tu parleras quand tu le souhaiteras.

  Afin de détendre l’atmosphère, je prend l’initiative de mettre la radio…

Le speaker annonce :’’Bonjour mesdames, messieurs…13 heures…les titres…toujours sans nouvelles du Baron de Villegas, sa femme nous a confiée son inquiétude…un véhicule appartenant à la chaîne de télévision belge retrouvé ouvert sur une aire de repos…une journaliste disparaît sans laisser de traces…la police mène l’enquête…elle était attendue  dans le cadre d’une affaire de malversation…avenue Louise…tour bleue…

   Angéla coupe la radio, enclenche le cd qui égaye un peu l’habitacle en diffusant un air de musique latino. Simon, tu es marié ?. Oui depuis prés de quinze ans. Tu as des enfants ?. Oui, deux, une fille et un garçon, Isabelle et Valentin. C’est joli comme nom. Et toi tu es mariée. Non. Tu as des enfants.

Oui, Paul et Virginie, des jumeaux…la série…tu te souviens…Oui, biens sûr.

Mon ex en était fan…Simon, tu aimes ta femme ?…Pas de réponse…Simon ???

Oui, mais c’est plus comme avant, on est des amis, tout au plus…Ok…

  Le G.S.M de Simon sonne. Sa femme. Allo… oui …je sais, j’ai écouté les infos…je vais en Suisse au chalet…la journaliste, oui…moi aussi…embrasse les enfants….Ta femme, je suppose ?. No, coment, dit-il. J’ai bien compris.

  Une autre sonnerie. Angéla, décroche. Oui, c’est moi…je vais bien…je pars…

besoin d’air…à mon retour, je vous appelle…les infos…….plus de batterie, le téléphone se coupe. Bye bye…

  Une pensée traverse soudain, l’esprit de Simon. Angéla serait-elle la journaliste disparue ?. Non ce n’est pas possible !!. Tu veux que l’on s’arrête pour manger ?. Oui, merci Simon. Un petit resto sympa apparaît au détour d’un virage.

Le temps de parquer la Range-Rover et voilà notre couple installé à la terrasse qui donne sur un magnifique jardin. Des fleurs de couleur mauve clair, rose pâle s’offrent aux regards de nos deux fugitifs. Un bassin fleuri, de nénuphars complète ce tableau idyllique .

  Qui va craquer?. C’est lui !. Il va profité de l’arrivée du serveur pour prendre délicatement la main de sa comparse. Tu as décidé ce que tu veux manger mon am…désolé, excusez-moi…excuse-moi…enfin… tu comprends….Elle ne répond pas, feintant le fait de ne pas avoir entendu…

Le serveur, lui ayant l’habitude de l’effet que le décor peut offrir, a perçu l’amour naissant de ces deux humains prisonnier de leurs passés.

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       Après ce repas pour le moins romantique, ils reprennent la route. Quelques heures plus tard, ils franchissent la frontière. Lausanne, Vevey, Aigle, Barboleuse….Arrivée au chalet typique de la région, en bois du pays, une terrasse ornée de fleurs, rouges et blanches. Le bois fraîchement repeint sent bon l’enduit.

  Claude, le responsable de l’entretien de cette belle demeure, est originaire de la vallée, il habite un chalet plus modeste à l’entrée de la propriété. Celui-ci prévenu par la femme de Simon accueille les nouveaux pensionnaires avec froideur. Une appréhension légitime. Face à l’occupante du siége passager.

Où s’assoie en général sa patronne. Simon se doutait bien que Lisa allait prévenir Claude, il la connaît bien sa Lisa. L’homme regarde Angéla avec méfiance, on sent bien qu’il veut lui dire : « Je t’ai à l’œil ». Simon va mettre les choses au point : Ecoute Claude pas de panique, cette jeune demoiselle se nomme Angéla, c’est une amie…en lui même il se dit : ‘’ pour le moment…’’

   Peu satisfait de cette réponse, il se plie néanmoins aux exigences de son patron…Il lui souhaite d’un sourire  obligé : « Bienvenue chez nous, j’espère que votre séjour sera agréable…en lui même il dit: «  casse toi au plus vite, pétasse !!! ».

Tu mettras ses bagages dans la chambre d’amis…Oui, monsieur !!!. Oh , t’es encore mal luné toi !!!. En réponse, une grimace qui en dit long…

Monsieur. Oui. Il n’y a point de bagages, le coffre contient uniquement votre attaché-case en cuir brun, une petite boite d’un jeu, probablement oublié par Valentin, votre fils. Il y aussi le parapluie de votre FEMME…

   Bon, ok tu te calme et tu arrêtes tout de suite ce cirque…Angéla, venez nous allons à Villars afin de vous trouver des vêtements. Claude, elle n’y est pour rien. Fous lui la paix. Merci. Angéla est très mal à l’aise. Simon s’il te plait, arrêtons tout, conduis moi à Lausanne, je prendrai l’avion.

Ah cela non, je suis heureux, il y a  longtemps que je n’avais plus ressenti cette sensation de plaisir partagé. Ne me dis pas que tu ne ressens rien pour moi.

Oui, moi aussi, mais tu crois pas que…Simon arrête le 4x4, prend entre ses mains le visage de l’ingénue, l’embrasse tendrement, ne s’excuse pas…

elle lui répond par un baiser tout aussi tendre et langoureux…

Oh, les amoureux, faudrait voir a dégager la chaussée, dit un conducteur Suisse avec son accent typé…

  Les deux amants, se délectent de ce moment. Arrivés à Villars, ils entrent dans une boutique où l’on peut entendre venu du fond du magasin. « Monsieur De Villegas, quelle bonne surprise, madame n’a pas pu vous accompagnée, quelle dommage ».Madame est souffrante, je vous présente ma maîtresse, elle s’appelle Angéla. J’aimerais que vous l’habiller sans modération. Suis-je assez clair ?.

Oui, monsieur. Monsieur veut-il s’asseoir et prendre une consommation. Offerte par la maison, off course. Le temps de trouver si il existe dans notre boutique des tenues, des chaussures…assez bien pour votre amie. 

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Gérald !!!Occupez-vous de mademoiselle….Bien, monsieur Renato. Encore toute mes excuses, Monsieur de Villegas… 

  Angéla, scotchée de l’intervention de Simon, n’intervient pas. Elle se laisse chouchouter par Gérald. On croirait Julia Roberts dans « Pretty Woman ».

Suite au prochain épisode… 

Après avoir essayée bon nombres de vêtements, Angéla se retourne vers Simon afin de lui demander conseil. Celui-ci fait un clin d’œil à Renato, qui emmène tout les articles au comptoir. Angéla, confuse, un peu gênée regarde Simon.

Elle a en retour, un signe d’affirmation. Elle est aux anges.

  Retour au chalet, Claude, a regagné son logis. Ce sont les deux amants, qui rentrent les nombreux sacs. Simon les monte à l’étage, prend congé d’Angéla. Quelques minutes plus tard, le téléphone fixe sonne. Allo…maman…oui, je vais bien…la fille…une belle rencontre…Lisa est au courant…on verra…Que dis-tu ?…l’enquête avance…comment !!! le directeur financier…quel salaud…non, je reste…besoin de repos…elle reste avec moi…

Ce que je compte faire, je ne sais pas…un divorce…on n’en n’est pas encore là !!...les enfants…bien sur que j’y pense…je t’aime aussi…

Simon raccroche. A l’étage il entend une porte se refermer doucement…

  Quelques minutes plus tard, Angéla descend le grand escalier qui la mène face à son chevalier servant. Elle est vêtue d’une robe blanche en satin, ses épaules sont nues. Sous sa robe, sa poitrine, libérée de tout support se dresse joliment. Sur les marches, une petite traîne ondule, à chaque déhanchement. Simon est subjugué par sa beauté. Arrivée à sa hauteur, elle lui tend la main. Il offre à celle-ci du bout des lèvres, un baiser. Elle rougit, lui dit : Merci me de rendre aussi belle. Je n’y suis pour rien, c’est toi toute seule qui a su trouver le moyen de mettre tous les atouts de ton côté…

J’aimerais, ce soir, t’emmenée dans un restaurant où je n’ai pas encore été, je te rassure. Je ne voudrais surtout pas de mettre mal à l’aise. Ce soir tu seras ma princesse…. On sonne au portillon de la propriété. Claude le libère laissant le passage à  une voiture blanche attelé de quatre superbes chevaux….Un cocher habillé de blanc, de son fouet émet des claquements…Arrivée au seuil du chalet,

le cabriolet stoppe face à la porte…Simon et Angéla sortent, le cocher ouvre la porte de la voiture, laissant apparaître sur l’un des siéges en velours, un bouquet de roses rouges. Je t’en prie, entre ma douce. Merci….Ils s’installent face à face.

Le cocher fouette. L’attelage prend le chemin d’un lieu qui marquera à jamais notre couple.

 

 

 

 

 

 

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  La calèche traverse la rue principale de Villars. Les badauds présents ce soir là, n’en croient pas leurs yeux, une calèche, ici en montagne…

Angéla, s’est assise au côté de son prince…..Leurs mains se sont enlacées…

  Arrivée de ce drôle de charroi devant un restaurant trois étoiles dans le centre de Villars. Le maître d’hôtel accueille nos deux tourtereaux, il les précède ouvrant la porte en verre dépoli où l’on peut lire en philigramme : ‘’Chez Maxim’s’’. La table est une des mieux placée, accessible en été uniquement, une pergola entoure cette dernière, de superbes vignes grimpent sur les supports en fer forgés…Un violoniste accompagné d’un chanteur d’opérette, assistés d’un pianiste jouent un extrait d’un opéra très connu, propice à cette  belle soirée.  Un des garçons leur tend la carte…Ils prendront un peu de temps, afin de choisir au mieux leur premier repas, en amoureux comme ils disent. Leurs choix se portent sur un menu spécial nommé ‘’Bella Noche’’.

  Ils savourent ce repas, se délectant à chaque bouchée…Ils boiront un vin de circonstance conseillié par le sommelier. Les étoiles, bien visibles ce soir là,

accompagnent ce repas pour le moins romantique. Les yeux dans les yeux, ils ne se lassent pas de s’observer…Le vin aidant, nos amoureux, se lèvent. Ils se retrouvent, elle pieds nus,  sur le carrelage de la terrasse. S’adonnant à un slow langoureux, sur un air joué par le trio musical. Un baiser passionnel marquera de son empreinte, la toile de ce tableau idyllique.

  Le temps est venu de quitter l’établissement. Une limousine, aux chevaux mécaniques, stationne au seuil du grand restaurant. Un chauffeur, ouvre la porte, la demoiselle suivi du monsieur s’engouffre a l’intérieur…

Quelques minutes plus tard, le véhicule passe le portail de la propriété. Claude de son chalet observe le couple descendre de celui-ci…Nostalgique au temps où monsieur, sa femme et les enfants descendaient accompagnés de rire les soirs d’été….Il lâche sa tenture, qui emporte ses souvenirs. Une larme coule le long de sa joue.  Notre couple, lui, s’adonne à une séance de bisous tendres, sous les étoiles qui brillent de plus belle.. Angéla remplie d’émotions se laisse choir dans les bras de Simon. Il profite de ce moment, pour de sa main droite soulever sa belle, l’emportant, telle une mariée, au sein du chalet. Il prend, ensuite, le grand escalier, dépose sa princesse devant la chambre d’amis…

Simon, embrasse moi, fais moi rêvée…fais moi l’amour….je t’aime…

Moi, aussi, j’aimerais cela mais es-tu sure que c’est cela que tu souhaites ?

Ecoute de toute façon, on le ferra un jour ou l’autre….Oui tu as raison…Il ouvre la porte, elle s’accroche à son cou…Il dépose le précieux joyau sur le lit…

Une première fois, le temps s’arrête. Le couple se caresse .Ils sont remplis de tendresse. Ils se regardent. Ils essayent de deviner les petits messages que l’autre envoie. Instant magique. Ils ne veulent surtout  pas s’offenser de gestes trop pressés.

 

 

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   Ils  se donnent tout entier. Lui, aidé de ses lèvres, va se mettre a explorer ce corps qu’il ne connaît pas…ses mains vont prendre un autre chemin …caressant la poitrine…,le bas du ventre…,les cuisses…, les mollets…, les pieds, les orteils ne seront pas oubliés….Sa bouche accompagnera certains de  ses gestes, posant de petits baisers à chaque nouvelle découverte…La peau, d’Angéla, perlera de milles gouttes microscopiques…Simon se délectera de ce doux breuvage…

  Ils fondront l’un en l’autre, jouiront ensemble… les amants accèderont au plaisir suprême…Il s’aimeront toute la nuit. Ils se réveilleront au petit matin enlacés…

  Une première fois au  petit déjeuner, les amants jureront que jamais ils ne se quitteront…

L’aube se lève, un homme et une femme se réveillent. Ils sont heureux, cette nuit sera inoubliable…

  Quelques heures plus tard, Simon et Angéla se reposent au bord de la piscine.

Mon ange, dit il. Oui. J’aimerais te faire découvrir un lieu enchanté…

Super, on y va quand ?. On pourrait partir dans une heure, ce n’est pas très loin. Elle se lève, l’embrasse tendrement. Prend ensuite le chemin de sa chambre. Simon la suivra, afin de se préparer.

  Une heure plus tard, deux valises sont posées dans le coffre du 4x4.

Elle, est vêtue d’un jeans moulant, d’un t-shirt blanc, d’un sweat léger à capuche Une paire de bottine…

  Lui a mis son jeans, un t-shirt du concert de Yannick Noah, on peut y lire :’’un autre voyage’’…Une paire de bottine .

Je n’imaginais pas un homme d’affaire aimer Yannick Noah…Ah tu n’es pas encore au bout de tes surprises…

  Le véhicule quitte la propriété. Il prend la direction de Solalex .Un chemin de rocailles les entraînent vers Anzeindaz, là le refuge Giacomini s’offre au regard du couple venu se poser quelques jours…

  Dis, moi comment ce fait-il que tu ai pu monter en voiture jusqu’ici ?.

Etant petit, nous venions avec mes parents, pour oublier la pression des médias.

L’ancien propriétaire, était devenu un grand-père d’adoption…Il a, accompagné de sa femme, construit de ses mains l’ensemble des bâtiments.

Ce lien a fait qu’il nous a autorisé de monter avec notre véhicule. Nous avons participé financièrement à la construction de la nouvelle terrasse couverte, que tu peus voir juste-là. Le nouveau propriétaire nous a accordé ce même droit, nous demandant de le prévenir avant chaque montée. Je lui ai téléphoné juste avant de partir.

  Ah, regarde le voilà qui arrive. Bonjour, vous avez fait bon voyage. Oui, merci.

Ta chambre est prête, tu peus y monter de suite, si tu le souhaite…Ok, je te remercie . L’installation terminée, il décident de prendre leur repas face à la tour d’Anzeinde, versant de montagne en forme de tour.

 

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   Une assiette vaudoise,  composée de fromages, de viandes séchées. Un pain bien ferme accompagne ce met. Le vin un fendant, bien frappé, accentue l’effet vacance, j’oublie tout…

  Any Berra, la patronne apporte le téléphone. Un appel de Belgique, ton père en ligne. Oui pa…à quoi je joue ?…je ne joue pas…je ne rentre pas…

Ton Angéla dit, son père fâché, après enquête s’appelle Sheryl Philips. Elle est médecin urgentiste à l’hôpital Brugman de Bruxelles…oui, je sais…écoute laisse moi…te donnerai bientôt des nouvelles…Il raccroche.

  Angéla, ou plutôt Sherryl, parle moi de toi ?. Ok, je vais te raconter la vérité, c’est le moment. Je suis médecin. Je travaille à Bruxelles. J’accompagne les accidentés de la route dans leur long parcours de réinsertion, dans la vie de tous les jours…

  J’ai perdu mon mari, suite un terrible accident, il y a deux ans. Je ne m’en suis pas  remise. La nuit passée, j’ai réussi à ne pas y penser. Je t’aime Simon…

Mes enfants sont chez ses parents. Ils me reprochent la mort de leur père.

Le soir où il a disparu, il venait me chercher .Il était tard. Ma voiture était en panne. En sortant de son véhicule, une voiture l’a fauché…

  Tu n’es pas obligée de continuer dit-il. Simon, je voulais tout te dire, mais je ne savais pas comment…

Me pardonnes- tu ?.Sheryl, tu es un ange descendu du ciel. Tu es mon ange.

Les deux amants s’embrassent, sous l’œil ému des touristes attablés…

  Le soir venu, ils décident de se promener quelques minutes autour du refuge.

Simon profite de ce moment pour chuchoter à l’oreille de son élue : j’aimerais tant te faire oublier…elle le regarde, ils se donnent un tendre baiser…

Quelques heures plus tard. Assis sur le lit. Sheryl. Regarde moi !!!Je t’emmène avec moi…Simon, tendrement, affectueusement, parcoure de ses lèvres, sa nuque, dépourvu du t-shirt enlevé par ses soins, quelques instants plus tôt…

  Son bustier, glisse sous l’effet de doigt baladeur.

Les bretelles, au niveau des bras, stoppent net l’intrépide, laissant apparaître deux jolis petits mamelons …. La nuit, la deuxième sera pleine d’amour…

  Le matin, de très jolis sous-vêtements blanc, en dentelles, gisent sur le plancher de la chambre 46. Les amants resteront plusieurs jours dans cet havre de paix…

Le jour du départ, ils prennent congé des époux Berra, s’engagent sur le chemin de rocailles…

  Tout à coup, un choc…le 4x4 glisse …le trou noir… ambulance…sirène…

Hôpital…une voix…Simon !!!!Non pas cela !!!…Sheryl, comment vas t-il ?

 

 

 

 

 

 

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« Simon de Villegas, a perdu le contrôle de son véhicule, ce jeudi 17 juillet à 0930h sur l’autoroute E411 à hauteur de Bierges.

L’équipe du S.M.U.R, s’est rendue sur place. Le médecin, accompagnée de son équipe a tout tentée pour stabilisé le baron de Villegas…Malgré avoir été conscient quelques instants prononçant à la vue du médecin Sheryl Philips :’’Tu es un ange. Mon ange.’’ . Celui-ci est tombé dans un profond coma…Nous vous tiendrons au courant de la suite de cette triste nouvelle… ».

  Sheryl, viens vite, monsieur de Villegas reprend connaissance…Sheryl qui a veillé, Simon durant toutes ses semaines avait pris l’habitude de lui parler. Elle s’était laissée aller, à raconter sa propre histoire à cet homme dont on avait retrouvé à côté de lui, un attaché-case en cuir brun. A l’intérieur, un pli d’huissier contenant des documents d’une demande de divorce

   Bonjour, monsieur, ne vous effrayez-pas. Je suis votre médecin. Je m’appelle Sheryl Philips. Vous avez eu un grave accident. Voilà plus d’un mois que vous êtes alité.

Je ne comprend rien, je me souviens juste d’un choc violent, suivi d’une apparition…un ange !!!Angéla, oui c’était son nom…

 

                                     The end…

 

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Un homme, un destin...(chapitre II)

«  Simon de Villegas a repris connaissance. Le baron qui s’est réveillé après plus d’un mois d’un coma profond, n’a heureusement aucunes séquelles. Sa femme et ses enfants sont venus le réconforter de leurs présences. Merci de nous avoir suivi, prochain flash vers 1800heures ».         

  Un an après son retour parmi les vivants, Simon de Villegas est installé en France .

Un divorce douloureux, une santé précaire, le baron a préféré se retirer dans le sud de la France. Le médecin urgentiste, qui la suivi tout au long de son coma ne la pas oublié.

Il y a quinze ans, Sheryl Philips rencontre Marc, médecin lui aussi. Ils auront deux enfants, Margot et félix. Ils vivent à Jodoigne, une superbe propriété ayant appartenu à la famille de Villegas. Une vie mouvementée entre l’hôpital, la maison et les enfants. Dans la cave, elle retrouve des photos appartenant aux anciens occupants. Une photo de Simon de Villegas, alors âgé de quelques mois. Cette photo, elle la gardera dans une boite en métal trouvé sur place… Petit à petit, elle va s’intéresser à cette famille. Nul ne sait pourquoi…Le destin de deux êtres est-il inscrit dans le grand livre de la vie…Moi, j’y crois.

  *Gorbio, sud de la France, nous sommes à 7 km de menton. Dominant la mer, un village resté un des plus authentiques de la région, de l’avis des amateurs accueille Simon de Villegas, dans sa retraite en quête de paix.*Au pied d’un cirque de montagnes, c’est le premier village perché que l’on découvre en venant d’Italie et la grande façade du château des Malaussen lui confère l’aspect d’un véritable nid d’aigle.* Un orme planté en 1713, est classé parmi les 100 arbres les plus remarquables de France.

   Bonjour, monsieur, puis-je vous demandez de bien vouloir vous mettre un instant sur le côté ?. Excusez-moi, je ne vous avais pas vue. Ce n’est pas bien grave, juste le temps de prendre une photo de cet arbre. Je suis ingénieur agronome. Je m’appelle Patricia Speling, originaire de Belgique, travaillant à Vierves, mon patron m’a envoyée étudiée la diversité de la faune et de la végétation. Enchanté, Simon, voilà un an que je vis ici. Dites moi ! vous ressemblez à quelqu’un que j’ai déjà vu, lui dit-elle. Ecoutez, j’ai été, en effet très médiatisé, j’aimerais oublié tout cela. Comme, vous voulez, allez je vous invite, c’est ma tournée. Installés à la terrasse du bar « les terrasses », un verre de pastis 51 en main, ils trinquent. Sur la place, les ouvriers communaux s’affairent au montage de l’estrade qui accueillera l’orchestre pour ce 14 juillet qui arrive à grand pas. Vous êtes à l’hotel, dit-il. Non j’ai réservé dans un gîte, ici, juste en bas de la rue. On y accède par un escalier…Simon lui coupe la parole et lui dit :’’Bienvenue chez moi’’. Ah !!!. Je suis le propriétaire de ce lieu. Génial, pourtant j’ai été reçue par un monsieur qui m’avait l’air de bien connaître l’endroit. Il s’agit de Claude mon ancien majordome qui ma suivi jusqu’ici. Une grande complicité nous unis, il me connaît depuis si longtemps…C’est vrai qu’il a ce côté, charmeur qui vous va si bien !!!

Merci, dit il en rougissant. Vous aussi vous êtes charmante !!! Vous avez rougi dit-il. Un point partout. Un sourire égaye leur visage. Charmante demoiselle puis-vous offrir le couvert ?.

Dites dont, vous perdez pas de temps. Vous savez certainement ce que j’ai vécu, alors faites moi ce plaisir. Pour moi, ce village est la case départ d’une nouvelle vie. Ok, vous savez parler aux femmes, vous. Oui, j’accepte mais à une condition ?. Je vous écoute. Vous serez mon cavalier demain au bal du 14 juillet. Vous ne perdez pas de temps, non plus. Elle prend la carte des boissons, se cache avec…

  Quelques minute plus tard, ils dégustent une paella d’enfer, accompagné d’un rosé bien frappé. Le repas se déroule dans la bonne humeur, chacun s’en va après vaqué à ses occupations. Elle prendra quelques photos de l’orme tri-centenaire. L’autre s’en retournera s’installer devant le gîte prendre un café servi par Claude. Le bouvier bernois, paddy, se couche au pied de Simon, son maître.

*** écrit d’après renseignements du site officiel.

 

 

 

  Une soirée tranquille, arrosé d’un rosé, pour Simon. Une soirée tranquille , accompagné d’un rosé, pour Patricia. Le comique de l’histoire c’est que les deux sont dans la même ambiance, quelques murs les séparent. Le lendemain, journée de marché pour Simon, qui descend à Roquebrune-Cap-Martin, un Land-Rover Defender l’y emmène. Son chien assis à l’arrière du véhicule est de la partie.

  Bonjour, Patricia, vous allez bien ! . Tiens, qui voilà, monsieur le baron dit-elle sur un ton ironique. Appelez moi encore une fois comme cela et je vous plante là, répond il aussi sec.

Ok, ok…Pas de problème, je m’incline monsieur le bar… Simon lui met un doigt sur la bouche…Un frisson lui parcoure la colonne vertébrale. Elle prend sa main, lui vole un baiser…Suivi d’un excusez-moi…Ne vous excusez pas, j’ai aimé…Sans s’en rendre compte leurs mains se tiennent encore. Un regard respectueux, un silence qui en dit long. Une main qui caresse ses cheveux, les yeux se ferment, un baiser se pose furtivement sur une bouche entrouverte.

  Les badauds présents forment un cercle autour d’eux, certains ont l’œil ému, d’autres essuient une larme, un couple s’embrasse tendrement. Un amour pur, naît entre ses deux humains, qui hier encore ne se connaissaient pas…Un touriste dit à sa compagne : Regarde !!! Cupidon vient de réunir deux âmes sœurs…

  Emporté par la foule, ils se retrouvent assis à la terrasse de « Fraise et Chocolat », un établissement avec vue sur mer. Le chien qui a assisté à cette rencontre, a suivi son maître.

Il est couché à ses pieds. Les deux ne se lâchent plus, le serveur leur tend la carte. Aucune réaction. Un hum, hum les font revenir sur terre. Puis-je me permettre d’interrompre ce moment ?. Excusez-nous disent-ils, nous étions ailleurs. J’avais remarqué, mais ce que j’ai vu était très beau. Un merci !!!à l’unissons se fait entendre.

Un repas. Un dessert. Une balade face à la mer, bras- dessus, bras- dessous, enchante cette belle après-midi. Un Defender, une Mercedes CLK cabriolet remontent vers Gorbio…Une Méhari descend vers Roquebrune, croise les deux véhicules, appel de phares, à son bord Claude qui va tenter de trouver des légumes frais pour nourrir les clients du gîte. Son boss n’ayant rien trouver de mieux  que de conter fleurette à la cliente de la chambre numéro 46. Heureusement que le message envoyé par Simon est arrivé à son destinataire, le réseau gsm faisant souvent défaut. Enfui dans ses pensées, Simon, soudain à un flash, le visage de Patricia ne lui est pas inconnu…Oui, je sais, avant mon réveil de ce long coma, je l’ai rêvée…

Pourtant, pense t-il la voix ne colle pas…Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il a associé la voix  de Sheryl Philips, avec le visage de Patricia présente lors de son accident sur le bord de la E411. Elle lui a donné les premiers soins…Pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ? Une question sans réponse. Un 4x4, un cabriolet se parquent sur la place…

  Patricia !, j’ai l’impression de t’avoir déjà vue…Ah, l’air inquiète, heu moi pas, elle reste évasive. Lors de mon accident, tu étais là ?. Heu, non, pourquoi me demande-tu cela ?.

Rien, un flash que j’ai eu tout à l’heure. En quoi cela me concerne t-il ?. Tu étais face à moi, j’ai eu l’impression que tu me sauvais la vie…Woaw, dis donc quel imagination !.

  Ecoute Patricia si tu as quelque chose à me dire, dis le moi tout de suite avant que je ne le découvre par moi même, ce qui m’énervera certainement. Après un court silence, elle demande à Simon de l’attendre quelques minutes en terrasse. Elle le rejoint, dans sa main une enveloppe qu’elle lui remet. Prend ceci, à l’intérieur tu y trouvera une lettre que j’ai écris hier soir. Avant de la lire, je te demande de bien vouloir attendre mon départ. Oui, je m’en vais, je suis désolée. Simon aperçoit deux valises derrière le cabriolet. Elle se retourne, grimpe dans son auto, démarre, quitte le village.

  Sur l’enveloppe, on peut lire pardonne-moi…Je t’aime. Simon ne comprend pas !. Pourtant il accepte son choix. Il ouvre le plis, il ne sort une lettre, un cd portant l’inscription affaire De Villegas&Co.

« Cher Simon, oui tu m’as déjà vue. Le 17 juillet à 0930h je parquais mon break sur l’aire de repos à Bierges. J’ai entendu un crissement de pneus suivi d’un choc terrible. Un gros 4x4 venait de percuter la berne centrale de plein fouet. J’ai couru laissant mon véhicule ouvert.

Je t’ai vu me regarder, je t’ai donné les premiers soins. Ensuite les secours t’on pris en charge. Une certaine Sheryl Philips, médecin urgentiste, t’a donné un sédatif, tu lui a souris, marmonné deux ou trois mots. Tu as sombré dans un coma artificiel, devenu profond par la suite. Moi, je suis restée là, je pense que j’ai fait du stop, car je me suis retrouvée à Bruxelles en plein centre ville. Quelques heures plus tard, je me trouvais au commissariat central, sans pouvoir dire autre chose que « Comment-va-t-il ? ». J’étais en état de choc. Je sais aujourd’hui, que ce fait est du à cet article que j’ai écris sur toi concernant les malversations que l’on te reprochait. Te voir dans cet état m’a culpabilisée. J’en ai souffert durant des mois. Je connais cette souffrance. J’ai, pendant quinze ans vécue avec un homme, qui me manipulait afin que je me culpabilise sans cesse. Ma présence ici, je l’avoue n’était pas forfuite.

Une chose à laquelle je n’avais pas pensée, le fait que je tombe amoureuse de toi…

Je t’aime Simon de Villegas… »

Patricia Piron.

PS :Un article afin de te réhabilité aux yeux du monde, va paraître dés demain.

 

Simon referme l’enveloppe, une larme coule le long de son visage. Il s’en va au gîte, boit un coup… Claude l’entend murmurer, je t’aime Patricia Piron. Elle a assisté à la scène, ayant pris soin de feindre son départ. Paricia se cachait derrière la bâtisse face à la terrasse. Une larme coule le long de son visage…Ses yeux bleus azur, s’humidifient de plus belle…Elle pleure seule…

  Le lendemain, une ambiance festive règne au village. Nous sommes le 14 juillet . Un homme se languit d’une belle demoiselle.

  A l’hôtel à Menton, une belle demoiselle se dit que le prince charmant n’existe pas…Et pourtant !!!

  20heures, sur la place du village, le chapiteau se remplit d’autochtones, accompagnés de touristes. La musique de l’orchestre entraîne petits et grands dans une farandole géante.

Les plus âgés retrouvant leurs vingt-ans, les plus jeunes s’amusant sur ces airs d’antan.

Un homme reste à l’écart, une femme assise au fond du chapiteau l’observe. Il se lève, invite une jeune fille du village, danse un rock de main de maître. Patricia qui le fixe à présent ressent un peu de jalousie. Simon, tout à coup s’arrête net. Il a vu la journaliste. Il la fixe du regard, la jeune fille surprise quitte la piste de danse. Patricia s’avance, s’approche à quelques pas de Simon, qui ne bouge pas. Lui tend une main. Il la toise, elle se rétracte, il prend sa main, enchaîne sur la musique un rock endiablé. Un sourire complice les réunit. Les musiciens jouent de plus belles, quelques instants plus tard, le chanteur annonce : ‘’ Une petite pause…A tout de suite’’.

  Mademoiselle la menteuse, puis-je vous offrir un verre ?. Avec plaisir, Monsieur le Baron…

Ils éclatent de rire. Un pastis, puis deux, puis jamais deux sans trois…et hop on se laisse aller…Un baiser, puis deux…jamais deux sans trois…Le troisième est plus…hum…enfin, vous comprenez.

  Après ce beau moment, ils vont s’asseoir à la table la plus proche, commandant un litron de rosé. Une nuit magique s’offre  à ces deux personnes pleines d’amour. De slow en chenille, en  passant par une valse, l’heure fatidique approche. Minuit, un feu d’artifice illumine la corniche. Eclairant le ciel de milles feux. Les amants rient comme des enfants, s’embrassant, s’enlaçant, ils s’aiment…

   03h00 du matin, quelques fêtards, allument des pétards, réveillant leur aînés déjà couchés.

Le couple se tient main dans la main. Simon. Oui. J’aimerais passer le reste de la nuit a tes côté. Juste toi et moi, on pourrait parler. Je pense, dit-il, que cette une bonne idée. Viens, allons sur la terrasse du gîte, on parlera de tout cela au calme. Merci, tu sais que je t’aime toi, dit-elle !!!.

  Installés sur les marches qui mènent au gîte, les deux se parlent tels des ados. Quelques rires

égayent ce début de matinée. Claude réveillé par le bruit du couple descend et leurs propose de se mettre à l’arrière du bâtiment, sur la terrasse en pierres du pays. Ils obtempèrent et se retrouvent assis l’un à coté de l’autre. Regarde, dit Simon, une étoile filante. Faisons un vœu !!!. Ok, moi c’est fait !!!. Moi, aussi !!!. C’était quoi ton vœu ?. Je ne le dirai pas…

Tant pis !!!.Moi non plus, bien fait !!!. Posant sa main sur l’épaule de Patricia, Simon pose délicatement un baiser sur la joue de son aimée. Elle se laisse faire. Ensuite, un baiser glisse dans sa nuque. Une main caresse son dos, celle-ci se dirige ensuite vers ses reins, remonte son t-shirt. L’autre main aide la première, afin d’enlever le vêtement. Tout en le laissant faire, Patricia pose à son tour ses lèvres sur la joue de son bien-aimé. Les deux s’embrassent avec amour. De jolis seins, libérés de leur soutien apparaissent, une marque blanche entoure ceux-ci.. Simon, les caresse amoureusement, l’un après l’autre pour ne pas faire de jaloux. Les tétons se raidissent à chaque passage de ses doigts. Claude éteint les lumières de la pergola …

  Le soleil se lève, deux amants enlacés dorment paisiblement… Les effluves de  café réveille Simon, qui s’écartant doucement de sa belle, contemple sa poitrine. Ses cheveux, blondis par le soleil, son bronzage uniforme le laisse sans voix……Un bustier fait de dentelle gît sur le sol….Laissant la belle au bois dormant, il prend ensuite la direction de la cuisine. Claude le croise, lui tend un plateau composé de fruits rouges, de croissants frais, deux petits pains au chocolat, deux œufs à la coque, deux tasses, une cafetière. Une rose joliment posée, embelli celui-ci. Le prince charmant dépose le tout face à sa douce, lui pose un baiser sur sa bouche…Elle ouvre les yeux, le regarde, lui dit : ‘’Je t’aime…’’.

  Il lui tend son t-shirt, resté sous la table…Elle l’enfile, se passe une main dans les cheveux, quémande un baiser…

   Bonjour princesse, bien dormi…Oui…Je te serre ton café…Avec plaisir, mon preux chevalier…Aujourd’hui, j’aimerais, dit-elle, si tu veux bien, que tu m’emmène au large…sur ce petit îlot le face à la plage…Là ou l’on accède par bateau. Je sais que tu possède un Riva, je t’ai vu à Monaco…Ok, je t’observais de loin mais c’est du passé. Tu as de la chance que je suis accro à ce petit minois, dit-il. On part dans une heure, madame…Elle part en sautillant de plaisir ce changer…

  Arrivés au port, ils se dirigent vers le quai où un dénommé Alain les y attend, une amarre à la main. Le magnifique bateau de bois, brille de toute part…Simon et Patricia embarquent à son bord. Le marin les salue, ils prennent le large. Une fois passé la zone de transit, il accélère

Le moteur rugit…vrombissant. Les deux prennent du plaisir. Le bateau pointe son nez, jouant avec le remous. Il entraîne dans son sillage les rêves des  tourtereaux…

   Le bateau arrive près du ponton d’une plage privée, louée a l’année par le baron. Un homme et une femme, courent vers le sable chaud… Ils se retrouvent couchés sur la plage, roulant comme des enfants sur le sol…

Se relèvent, se prennent dans les bras, se caressent, se laissent aller, a leurs fantasmes les plus fous, sous un soleil torride… Une hutte faite de bois exotique, remplie de victuailles, de boissons fraîches attend la fin des ébats amoureux de ces deux humains, afin d’accueillir ses hotes, comme il se doit…

  Sans s’en rendre compte, ils se retrouvent allongés sur le sol de la paillote.. Le corps de Patricia marque les lamelles. La chaleur intense amènent les amants à jouer d’imagination.

Un glaçon déposé sur le ventre de son aimée glisse doucement, s’arrêtant au niveau du nombril. Lui, de ses lèvres emporte le glaçon, traverse tel un danseur cette patinoire improvisée. Le glaçon finira sa course bloqué par deux petits monts émergeant.

  Ils se redresseront, se regarderont, parleront beaucoup, s’endormiront jusqu’au petit matin…

  Le déjeuner composé de fruits exotique, sera servi dés le lever des deux tourtereaux. C’est elle qui s’en occupera…

Quelques heurs plus tard, un Riva, accoste à Monaco. Un homme prend en charge le magnifique bateau.

  Merci, Jo dit Simon glissant un billet de 200 euros dans les mains de celui-ci…

A la prochaine… Avec plaisir, monsieur…

  Une voiture Démarre, direction Gorbio… Par la fenêtre, Patricia aperçoit 4 filles déguisées en bonnes sœurs, façon gendarme à Saint-Tropez, tournant  une pub sur la canebière. Elle se souvient d’un jour où elle et ses sœurs, lors d’un spectacle à l’école, avaient amusées tout le public. Elle en parle à Simon, ils rigolent de bons cœurs. Un arrêt devant une agence de voyage étonne Patricia…Tu as une idée derrière la tête ?. Oui, je t’emmène à Barcelone, un petit hôtel sympa que j’ai trouvé lors d’un colloque. Donne moi deux minutes, je t’apporte le prospectus de celui-ci. Quelques instants plus tard, elle regarde le folder de ce charmant hôtel.

Oui, cela me convient, on part quand…J’adore la rapidité, avec laquelle tu prend une décision…Mais vous n’avez pas encore tout vu, mon petit monsieur…T’est vraiment trop cool, si tu continues je ne pourrai plus me passé de toi…Mais j’y compte bien…Ok, les paris sont ouverts. En rigolant mais malgré tout sérieux, il lui répond : A la date de notre première rencontre, si nous sommes toujours ensemble. Je t’épouse…Un silence…Un sourire…Un baiser sur la joue…Deux corps se rapprochent  pour ne former plus qu’un.…Je t’aime, se dit elle en pensée…

  Il redémarre, direction le gîte. Une ou deux valises sont embarquées dans le 4x4, direction Nice…Un jet privé les attend. Il décolle vers Barcelone…Un voyage sans histoire, un repos bien mérité et le pilote annonce : Bienvenue à El Prat, aéroport de barcelona. La température extérieure est de 35 degrés. Merci pour votre confiance. Bon séjour…

  Une limousine attend le couple, le chauffeur y charge les bagages, un verre de champagne à la main, ils savourent ce délicieux moment. Celle-ci rejoint une société de location, où une Mercedes, classe c, attend les amoureux…Cette décision vient du baron qui souhaite être plus anonyme.

  Arrivée à l’hôtel « Antibes », ils sont accueillis chaleureusement par le concierge. Madame, monsieur. Veuillez avoir l’obligeance de bien vouloir me suivre, notre maison se fait un plaisir de recevoir des hôtes d’une si grande renommée…Merci…Un billet glisse dans la main qui se referme aussitôt, un sourire béat, un peu forcé…

Les deux se marrent, une fois arrivés dans la chambre, imitant le concierge…La soirée se passe en ville, la fête bat son plein. Ils dansent, rient, s’amusent…Après ce début de nuit mouvementée, ces ados sur le retour se couchent, un petit : Je t’aime, un petit bisou, un gros dodo…

Il est cinq heures, le réveil sonne. Un homme se lève. Son nom, Gabriel Lesage. Aujourd’hui c’est son premier jour de chômage. La boite, pour qui il travaillait, à décidée de délocaliser la production. Pour ce faire, ils ont sans scrupules licencier le personnel.

  Cette nuit, il a rêvé qu’il était baron, qu’il avait été l’objet d’une enquête, qu’il avait divorcé, qu’il avait quitté la Belgique pour s’installer en France. Ensuite, il avait rencontré une fille très belle, au yeux couleur de l’océan, aux cheveux couleur de blé, au corps si joliment dessiné. Elle ressemblait étrangement, à la secrétaire de la société, pour laquelle il travaillait. Elle le voyait passé tous les jours devant son bureau. Un jour, ils avaient discuté de tous et de rien. C’étaient trouvés des points communs. Une amitié les réunissaient. Mais notre homme, à force de penser à elle, en était tombé amoureux.

  Jamais, Gabriel ne lui avait dit. Alors le jour où il avait appris son licenciement, ce jour-là, il savait que jamais plus il ne la reverrait. Lui coincer dans une histoire qui s’enlisait pourtant de jour en jour, n’arrivait pas à décrocher. Elle, de son côté, avait l’air heureuse avec son compagnon. Son choix était de s’effacer de sa vie. Pour se protéger. Bien sûr, il serait toujours là, si elle en avait besoin…

  Quand le rêve devient réalité, il faut savoir s’arrêter afin de se préserver…

 

 

 

                                          Fin…

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