20 janvier 2010

Un homme, un destin...(chapitre I)

Il est cinq heures, le réveil sonne. Un homme se lève.

Son nom, Simon de Villegas. La quarantaine, d’allure jeune, il plait aux femmes. Aujourd’hui  sa vie va basculée. Il ne le sait pas encore, mais son destin est en passe de changé.

  Comme tous les matins, à cette heure là, lui seul est debout.Sa femme , ses deux enfants, un garçon et une fille dorment encore. Il a tout pour être heureux. Descendant d’une grande famille, l’argent n’a jamais manqué.

  En témoigne sa superbe demeure, munie en son sein d’une piscine, d’un jacuzzi, d’un sauna. Son garage abritant une Ferrari, une Range-Rover sport full option. Des motos de toutes cylindrées se tenant  fièrement, posées les unes à cotées des autres.

  Le bonheur. Pourtant notre homme n’a pas le moral. Ce trop plein de tout, le dégoûte petit à petit. Mais il ne veut pas se plaindre, d’autres souffrent de rien n’avoir. Alors il décide de laisser ses pensées pour le moins obscures de côté.

  Il prend son petit déjeuner, pense à son arrivé au bureau. Au nombreux licenciements, qu’ il va devoir remettre à ses employés. Toutes ces personnes ont pourtant partagées, les bons et mauvais moments, sans jamais rien demandées. Ils savent que toujours, leur boss, comme il l’appelle, fait le maximum pour les garder. Il retombe dans ses pensées obscures…

  Sa femme, Lisa, arrive dans la cuisine, l’embrasse, lui demande s’il a bien dormi. Lui ne répond pas, trop préoccupé. Elle lui caresse affectivement le visage. Elle pose délicatement ses lèvres sur le lobe de son oreille. Elle chuchote deux trois mots d’amour. Lisa sait comme il va mal. Elle l’a entendu, cette nuit parler tout seul, dans son sommeil. Elle se retire doucement. Elle se dirige vers la chambre des enfants. Lui, écoute ses pas s’éloignés, une larme coule lentement sur son visage. Quinze années, qu’il s’aiment d’un amour devenu aujourd’hui plus affectif que charnel.

Simon prend ses papiers éparpillés sur son bureau, il les range dans son attaché-case en cuir brun. L’homme lance un au revoir, tournant sa tête vers la chambre des enfants qui lui répondent à moitié endormis :  Tantôt pa, on t’aiment, pense à nous si tu vas mal…

Je vous aime, dit il d’une voix remplie d’amour. A tantôt ma princesse, à tantôt mon preux chevalier, à tantôt mon amour…

Dans sa tête, il sait pertinemment que ce soir il ne sera pas là pour les embrasser…Sa femme qui le connais bien, d’une voix chagrinée lui envoie un baiser qu’il n’entend  pas…Elle sait que cet homme qui quitte la maison n’est plus depuis quelques jours, celui qu’elle a chéri durant toutes ces années…

  Simon embarque dans son Range-Rover flambant neuf, à la rencontre de son destin… 

 

 

 

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  Le 4x4 s’engage dans l’allée centrale de la propriété. Simon actionne la grille  via un émetteur placé sous son tableau de bord. Il prend à droite la route qui mène à la  E411, direction Bruxelles. En chemin, il répète les phrases, qu’il va prononcer devant les employés de la multinationale dont il est le président.

  Après cela, ce sont les actionnaires qui souhaitent le rencontrer. Il l’attende, de pied ferme, au sommet de la tour bleue, avenue Louise. L’immeuble appartient à la multinationale : ‘’ de Villegas&Co’’. L’entreprise pourtant bien ancrée, fait l’objet d’une enquête suite a des malversations. Simon n’y est pour rien, mais il n’a rien pu prouvé. Les actionnaires veulent des explications, et menacent de retirer leurs fonds. Son  banquier lui a fait signifier, par courrier recommandé, que ses fonds propres sont bloqués jusqu'à nouvel ordre. La famille l’attend au château familial de Jodoigne, pour certainement lui prier de démissionné de son poste au plus vite. Enfermé dans ses pensées, Simon pense aux pires scénarios.

  Retour sur terre, la jauge d’un bip bip, lui indique un manque de carburant. Prochain arrêt, station essence annoncée via son G.P.S dans cinq kilomètres.

   La voiture s’engage sur la droite et vient s’arrêter à coté de la pompe n 5, face à la cafetaria de l’aire de repos. Simon prend sa carte carburant, la glisse dans l’appareil bancontact, indique le numéro de pompe souhaité. Il prend le pistolet. Il remplit le réservoir. Soudain, il est attiré par une belle ingénue, attablée à l’intérieur du restoroute. Leur regards se croisent, un sourire complice illumine leurs visages.

Décision est prise d’aller boire un café, une fois son véhicule parqué.

  Tout en se servant, il ne peut s’empêcher de lorgner en direction de la jeune femme aux yeux revolver. Elle, de son côté, fait mine de ne pas voir le manège de Simon qui tourne ses yeux, à chaque fois que leurs regards accrochent. Mais l’envie de faire sa connaissance est plus forte. Il  s’approche d’elle. Il remarque sur la banquette, un livre d’Amélie Nothomb,

‘’Le fait du prince’’.  Vous aimez cette ouvrage, moi aussi je l’ai lu, dit il.

Excusez-moi, vous disiez ?.Le livre à coté de vous, vous aimez ?.Ce n’est pas à moi …Ah, désolé…dit-il en rougissant…Pourquoi êtes vous désolé, répond la belle inconnue…et enchaîne : Vous êtes mignon quand vous rougissez…

Merci…Trouvant la situation comique, ils rient de bon cœur.

  Simon profite de cet intermède pour le moins cocasse et s’assoye juste face à

elle. Faites comme chez-vous, lui dit t-elle sur un ton amusé. Excusez-moi je m’appelle Simon de Villegas. Oui et moi c’est Angéla. Vous êtes bien installé dit elle. Oui excusez-moi, je manque à tout principe. Puis-je m’asseoir à vos côtés ?. Elle, amusée : assis vous l’êtes déjà mais comme vous le constater, face à moi… Excusez-moi…La c’en est trop, d’un ton sec mais jovial elle lui dit. De un : Arrêtez de vous excusez tout le temps. De deux : Buvez votre café tant qu’il est chaud. De trois : Votre présence ne me dérange pas, et la cette elle qui rougit. Un point partout ! lance t-il joyeusement…Une nouvelle fois les deux se mettent à rire…

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  Cet un moment magique, pour l’un comme pour l’autre. Comme si une fée, avait décidée de programmer leurs rencontres. Sait-on jamais…Je suis de ceux qui croie qu’aucune rencontre n’est forfuite…

  Simon pense la même chose, il attend qu’Angéla arrête de rire pour lui demander ceci : Dites-moi, pourriez vous me dire ce qu’une si jolie fille fait toute seule ici ?. Vous avez le temps car j’en ai pour la journée…Simon profite de l’occasion et lui répond : Cela tombe bien, moi aussi….En une fraction de seconde, il oublie les employés. Il oublie les actionnaires. Il oublie le banquier. Une seule chose compte à ses yeux, écouter l’histoire d’Angéla…

  Je vous écoute, voulez- vous un autre café ?. Non merci, ce que j’aimerais c’est que vous m’emmeniez loin d’ici. Où bon vous semble, mais loin d’ici !!.

Attention à ce que vous dites, je peux vous prendre aux mots. Proposez on verra bien, répond-elle. Au moment de répondre, Simon oublie sa femme, ses enfants, il ne pense qu’à lui. Nous sommes en Juillet, il fait beau, je vous emmène en Suisse. En Suisse, quand je disais où vous voulez ?. Je pensais à un endroit sympa en Belgique. Pourquoi la Suisse?. Je vous expliquerai en chemin, c’est à prendre ou à laisser !!!. Un peu apeuré, mais confiante malgré tout, elle dit : oui, va pour la Suisse.  Les deux nouveaux amis prennent congé de la cafétéria et se dirigent vers la sortie. Lui indiquant sa voiture, il ne peut s’empêcher de frôler sa main. Elle ne dit rien…. Ils embarquent dans le 4x4.

  Nous les retrouvons sur l’autoroute E411, direction Luxembourg…..

Qu’est ce que je fais là ?. Pourquoi suis-je monté à bord de ce véhicule ?. Qui est-cet homme ?. Je suis sure de l’avoir déjà vu à la télé…Des question laissées sans réponses…

  Simon la sort de son mutisme. Angéla, tu dois te demander qui je suis ?.Je le sens bien, tu as l’air effrayé. Ecoute, je suis celui dont on parle au journal parlé. Un peu surprise, elle commence pourtant à mettre une image télévisée sur ce visage….Vous êtes Simon de Villegas, celui qu’on accuse de malversations…

  Comme le commun des mortels qui veut connaître la vérité avant tout le monde, elle enchaîne : Vous êtes coupable ?.Si vous le permettez, j’aimerais laisser la justice faire son travail. Ok, je comprend, puis de toute façon, je m’en fous…

  Vous dites cela ! mais vous me l’avez quand même demandé ?. Un sourire transparais sur leurs lèvres. Le léger froid disparaît aussitôt. Ces deux-là se comprennent déjà bien. C’est Simon qui reprend la main. Alors, parlez moi de vous ?. Si vous le permettez, j’aimerais que l’on se tutoie, dis t-elle. N’y voyant aucun n’inconvénient, il acquiesce d’un signe de la tête. Merci, répond-elle avec une voix de petite gamine. A nouveau, leurs visages parlent pour eux…

   Leurs yeux pétillants, remplis d’un amour naissant, s’offrent aux regards des automobilistes qui comme eux font la file. Elle est causée par un  ralentissement à l’approche de la frontière française. De nombreux touristes descendent vers le sud.

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  La France, je  me sens mieux. Comme si une partie de mes problèmes étaient restés en Belgique. Angéla, de son côté, ne dit mots. Apparemment, parlez de toi, ne t’ inspire pas ?. Pas de réponse. Hou hou, tu dors ?. Non, excuse-moi, je me demandais où tout cela allait nous mener….Ecoute, Angéla,  moi je ne n’en sais rien, mais ta compagnie me plait. Oui, moi aussi, je suis bien, mais malheureusement je ne peux effacer ma mémoire. Ok, pour le moment, je te laisse, tu parleras quand tu le souhaiteras.

  Afin de détendre l’atmosphère, je prend l’initiative de mettre la radio…

Le speaker annonce :’’Bonjour mesdames, messieurs…13 heures…les titres…toujours sans nouvelles du Baron de Villegas, sa femme nous a confiée son inquiétude…un véhicule appartenant à la chaîne de télévision belge retrouvé ouvert sur une aire de repos…une journaliste disparaît sans laisser de traces…la police mène l’enquête…elle était attendue  dans le cadre d’une affaire de malversation…avenue Louise…tour bleue…

   Angéla coupe la radio, enclenche le cd qui égaye un peu l’habitacle en diffusant un air de musique latino. Simon, tu es marié ?. Oui depuis prés de quinze ans. Tu as des enfants ?. Oui, deux, une fille et un garçon, Isabelle et Valentin. C’est joli comme nom. Et toi tu es mariée. Non. Tu as des enfants.

Oui, Paul et Virginie, des jumeaux…la série…tu te souviens…Oui, biens sûr.

Mon ex en était fan…Simon, tu aimes ta femme ?…Pas de réponse…Simon ???

Oui, mais c’est plus comme avant, on est des amis, tout au plus…Ok…

  Le G.S.M de Simon sonne. Sa femme. Allo… oui …je sais, j’ai écouté les infos…je vais en Suisse au chalet…la journaliste, oui…moi aussi…embrasse les enfants….Ta femme, je suppose ?. No, coment, dit-il. J’ai bien compris.

  Une autre sonnerie. Angéla, décroche. Oui, c’est moi…je vais bien…je pars…

besoin d’air…à mon retour, je vous appelle…les infos…….plus de batterie, le téléphone se coupe. Bye bye…

  Une pensée traverse soudain, l’esprit de Simon. Angéla serait-elle la journaliste disparue ?. Non ce n’est pas possible !!. Tu veux que l’on s’arrête pour manger ?. Oui, merci Simon. Un petit resto sympa apparaît au détour d’un virage.

Le temps de parquer la Range-Rover et voilà notre couple installé à la terrasse qui donne sur un magnifique jardin. Des fleurs de couleur mauve clair, rose pâle s’offrent aux regards de nos deux fugitifs. Un bassin fleuri, de nénuphars complète ce tableau idyllique .

  Qui va craquer?. C’est lui !. Il va profité de l’arrivée du serveur pour prendre délicatement la main de sa comparse. Tu as décidé ce que tu veux manger mon am…désolé, excusez-moi…excuse-moi…enfin… tu comprends….Elle ne répond pas, feintant le fait de ne pas avoir entendu…

Le serveur, lui ayant l’habitude de l’effet que le décor peut offrir, a perçu l’amour naissant de ces deux humains prisonnier de leurs passés.

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       Après ce repas pour le moins romantique, ils reprennent la route. Quelques heures plus tard, ils franchissent la frontière. Lausanne, Vevey, Aigle, Barboleuse….Arrivée au chalet typique de la région, en bois du pays, une terrasse ornée de fleurs, rouges et blanches. Le bois fraîchement repeint sent bon l’enduit.

  Claude, le responsable de l’entretien de cette belle demeure, est originaire de la vallée, il habite un chalet plus modeste à l’entrée de la propriété. Celui-ci prévenu par la femme de Simon accueille les nouveaux pensionnaires avec froideur. Une appréhension légitime. Face à l’occupante du siége passager.

Où s’assoie en général sa patronne. Simon se doutait bien que Lisa allait prévenir Claude, il la connaît bien sa Lisa. L’homme regarde Angéla avec méfiance, on sent bien qu’il veut lui dire : « Je t’ai à l’œil ». Simon va mettre les choses au point : Ecoute Claude pas de panique, cette jeune demoiselle se nomme Angéla, c’est une amie…en lui même il se dit : ‘’ pour le moment…’’

   Peu satisfait de cette réponse, il se plie néanmoins aux exigences de son patron…Il lui souhaite d’un sourire  obligé : « Bienvenue chez nous, j’espère que votre séjour sera agréable…en lui même il dit: «  casse toi au plus vite, pétasse !!! ».

Tu mettras ses bagages dans la chambre d’amis…Oui, monsieur !!!. Oh , t’es encore mal luné toi !!!. En réponse, une grimace qui en dit long…

Monsieur. Oui. Il n’y a point de bagages, le coffre contient uniquement votre attaché-case en cuir brun, une petite boite d’un jeu, probablement oublié par Valentin, votre fils. Il y aussi le parapluie de votre FEMME…

   Bon, ok tu te calme et tu arrêtes tout de suite ce cirque…Angéla, venez nous allons à Villars afin de vous trouver des vêtements. Claude, elle n’y est pour rien. Fous lui la paix. Merci. Angéla est très mal à l’aise. Simon s’il te plait, arrêtons tout, conduis moi à Lausanne, je prendrai l’avion.

Ah cela non, je suis heureux, il y a  longtemps que je n’avais plus ressenti cette sensation de plaisir partagé. Ne me dis pas que tu ne ressens rien pour moi.

Oui, moi aussi, mais tu crois pas que…Simon arrête le 4x4, prend entre ses mains le visage de l’ingénue, l’embrasse tendrement, ne s’excuse pas…

elle lui répond par un baiser tout aussi tendre et langoureux…

Oh, les amoureux, faudrait voir a dégager la chaussée, dit un conducteur Suisse avec son accent typé…

  Les deux amants, se délectent de ce moment. Arrivés à Villars, ils entrent dans une boutique où l’on peut entendre venu du fond du magasin. « Monsieur De Villegas, quelle bonne surprise, madame n’a pas pu vous accompagnée, quelle dommage ».Madame est souffrante, je vous présente ma maîtresse, elle s’appelle Angéla. J’aimerais que vous l’habiller sans modération. Suis-je assez clair ?.

Oui, monsieur. Monsieur veut-il s’asseoir et prendre une consommation. Offerte par la maison, off course. Le temps de trouver si il existe dans notre boutique des tenues, des chaussures…assez bien pour votre amie. 

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Gérald !!!Occupez-vous de mademoiselle….Bien, monsieur Renato. Encore toute mes excuses, Monsieur de Villegas… 

  Angéla, scotchée de l’intervention de Simon, n’intervient pas. Elle se laisse chouchouter par Gérald. On croirait Julia Roberts dans « Pretty Woman ».

Suite au prochain épisode… 

Après avoir essayée bon nombres de vêtements, Angéla se retourne vers Simon afin de lui demander conseil. Celui-ci fait un clin d’œil à Renato, qui emmène tout les articles au comptoir. Angéla, confuse, un peu gênée regarde Simon.

Elle a en retour, un signe d’affirmation. Elle est aux anges.

  Retour au chalet, Claude, a regagné son logis. Ce sont les deux amants, qui rentrent les nombreux sacs. Simon les monte à l’étage, prend congé d’Angéla. Quelques minutes plus tard, le téléphone fixe sonne. Allo…maman…oui, je vais bien…la fille…une belle rencontre…Lisa est au courant…on verra…Que dis-tu ?…l’enquête avance…comment !!! le directeur financier…quel salaud…non, je reste…besoin de repos…elle reste avec moi…

Ce que je compte faire, je ne sais pas…un divorce…on n’en n’est pas encore là !!...les enfants…bien sur que j’y pense…je t’aime aussi…

Simon raccroche. A l’étage il entend une porte se refermer doucement…

  Quelques minutes plus tard, Angéla descend le grand escalier qui la mène face à son chevalier servant. Elle est vêtue d’une robe blanche en satin, ses épaules sont nues. Sous sa robe, sa poitrine, libérée de tout support se dresse joliment. Sur les marches, une petite traîne ondule, à chaque déhanchement. Simon est subjugué par sa beauté. Arrivée à sa hauteur, elle lui tend la main. Il offre à celle-ci du bout des lèvres, un baiser. Elle rougit, lui dit : Merci me de rendre aussi belle. Je n’y suis pour rien, c’est toi toute seule qui a su trouver le moyen de mettre tous les atouts de ton côté…

J’aimerais, ce soir, t’emmenée dans un restaurant où je n’ai pas encore été, je te rassure. Je ne voudrais surtout pas de mettre mal à l’aise. Ce soir tu seras ma princesse…. On sonne au portillon de la propriété. Claude le libère laissant le passage à  une voiture blanche attelé de quatre superbes chevaux….Un cocher habillé de blanc, de son fouet émet des claquements…Arrivée au seuil du chalet,

le cabriolet stoppe face à la porte…Simon et Angéla sortent, le cocher ouvre la porte de la voiture, laissant apparaître sur l’un des siéges en velours, un bouquet de roses rouges. Je t’en prie, entre ma douce. Merci….Ils s’installent face à face.

Le cocher fouette. L’attelage prend le chemin d’un lieu qui marquera à jamais notre couple.

 

 

 

 

 

 

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  La calèche traverse la rue principale de Villars. Les badauds présents ce soir là, n’en croient pas leurs yeux, une calèche, ici en montagne…

Angéla, s’est assise au côté de son prince…..Leurs mains se sont enlacées…

  Arrivée de ce drôle de charroi devant un restaurant trois étoiles dans le centre de Villars. Le maître d’hôtel accueille nos deux tourtereaux, il les précède ouvrant la porte en verre dépoli où l’on peut lire en philigramme : ‘’Chez Maxim’s’’. La table est une des mieux placée, accessible en été uniquement, une pergola entoure cette dernière, de superbes vignes grimpent sur les supports en fer forgés…Un violoniste accompagné d’un chanteur d’opérette, assistés d’un pianiste jouent un extrait d’un opéra très connu, propice à cette  belle soirée.  Un des garçons leur tend la carte…Ils prendront un peu de temps, afin de choisir au mieux leur premier repas, en amoureux comme ils disent. Leurs choix se portent sur un menu spécial nommé ‘’Bella Noche’’.

  Ils savourent ce repas, se délectant à chaque bouchée…Ils boiront un vin de circonstance conseillié par le sommelier. Les étoiles, bien visibles ce soir là,

accompagnent ce repas pour le moins romantique. Les yeux dans les yeux, ils ne se lassent pas de s’observer…Le vin aidant, nos amoureux, se lèvent. Ils se retrouvent, elle pieds nus,  sur le carrelage de la terrasse. S’adonnant à un slow langoureux, sur un air joué par le trio musical. Un baiser passionnel marquera de son empreinte, la toile de ce tableau idyllique.

  Le temps est venu de quitter l’établissement. Une limousine, aux chevaux mécaniques, stationne au seuil du grand restaurant. Un chauffeur, ouvre la porte, la demoiselle suivi du monsieur s’engouffre a l’intérieur…

Quelques minutes plus tard, le véhicule passe le portail de la propriété. Claude de son chalet observe le couple descendre de celui-ci…Nostalgique au temps où monsieur, sa femme et les enfants descendaient accompagnés de rire les soirs d’été….Il lâche sa tenture, qui emporte ses souvenirs. Une larme coule le long de sa joue.  Notre couple, lui, s’adonne à une séance de bisous tendres, sous les étoiles qui brillent de plus belle.. Angéla remplie d’émotions se laisse choir dans les bras de Simon. Il profite de ce moment, pour de sa main droite soulever sa belle, l’emportant, telle une mariée, au sein du chalet. Il prend, ensuite, le grand escalier, dépose sa princesse devant la chambre d’amis…

Simon, embrasse moi, fais moi rêvée…fais moi l’amour….je t’aime…

Moi, aussi, j’aimerais cela mais es-tu sure que c’est cela que tu souhaites ?

Ecoute de toute façon, on le ferra un jour ou l’autre….Oui tu as raison…Il ouvre la porte, elle s’accroche à son cou…Il dépose le précieux joyau sur le lit…

Une première fois, le temps s’arrête. Le couple se caresse .Ils sont remplis de tendresse. Ils se regardent. Ils essayent de deviner les petits messages que l’autre envoie. Instant magique. Ils ne veulent surtout  pas s’offenser de gestes trop pressés.

 

 

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   Ils  se donnent tout entier. Lui, aidé de ses lèvres, va se mettre a explorer ce corps qu’il ne connaît pas…ses mains vont prendre un autre chemin …caressant la poitrine…,le bas du ventre…,les cuisses…, les mollets…, les pieds, les orteils ne seront pas oubliés….Sa bouche accompagnera certains de  ses gestes, posant de petits baisers à chaque nouvelle découverte…La peau, d’Angéla, perlera de milles gouttes microscopiques…Simon se délectera de ce doux breuvage…

  Ils fondront l’un en l’autre, jouiront ensemble… les amants accèderont au plaisir suprême…Il s’aimeront toute la nuit. Ils se réveilleront au petit matin enlacés…

  Une première fois au  petit déjeuner, les amants jureront que jamais ils ne se quitteront…

L’aube se lève, un homme et une femme se réveillent. Ils sont heureux, cette nuit sera inoubliable…

  Quelques heures plus tard, Simon et Angéla se reposent au bord de la piscine.

Mon ange, dit il. Oui. J’aimerais te faire découvrir un lieu enchanté…

Super, on y va quand ?. On pourrait partir dans une heure, ce n’est pas très loin. Elle se lève, l’embrasse tendrement. Prend ensuite le chemin de sa chambre. Simon la suivra, afin de se préparer.

  Une heure plus tard, deux valises sont posées dans le coffre du 4x4.

Elle, est vêtue d’un jeans moulant, d’un t-shirt blanc, d’un sweat léger à capuche Une paire de bottine…

  Lui a mis son jeans, un t-shirt du concert de Yannick Noah, on peut y lire :’’un autre voyage’’…Une paire de bottine .

Je n’imaginais pas un homme d’affaire aimer Yannick Noah…Ah tu n’es pas encore au bout de tes surprises…

  Le véhicule quitte la propriété. Il prend la direction de Solalex .Un chemin de rocailles les entraînent vers Anzeindaz, là le refuge Giacomini s’offre au regard du couple venu se poser quelques jours…

  Dis, moi comment ce fait-il que tu ai pu monter en voiture jusqu’ici ?.

Etant petit, nous venions avec mes parents, pour oublier la pression des médias.

L’ancien propriétaire, était devenu un grand-père d’adoption…Il a, accompagné de sa femme, construit de ses mains l’ensemble des bâtiments.

Ce lien a fait qu’il nous a autorisé de monter avec notre véhicule. Nous avons participé financièrement à la construction de la nouvelle terrasse couverte, que tu peus voir juste-là. Le nouveau propriétaire nous a accordé ce même droit, nous demandant de le prévenir avant chaque montée. Je lui ai téléphoné juste avant de partir.

  Ah, regarde le voilà qui arrive. Bonjour, vous avez fait bon voyage. Oui, merci.

Ta chambre est prête, tu peus y monter de suite, si tu le souhaite…Ok, je te remercie . L’installation terminée, il décident de prendre leur repas face à la tour d’Anzeinde, versant de montagne en forme de tour.

 

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   Une assiette vaudoise,  composée de fromages, de viandes séchées. Un pain bien ferme accompagne ce met. Le vin un fendant, bien frappé, accentue l’effet vacance, j’oublie tout…

  Any Berra, la patronne apporte le téléphone. Un appel de Belgique, ton père en ligne. Oui pa…à quoi je joue ?…je ne joue pas…je ne rentre pas…

Ton Angéla dit, son père fâché, après enquête s’appelle Sheryl Philips. Elle est médecin urgentiste à l’hôpital Brugman de Bruxelles…oui, je sais…écoute laisse moi…te donnerai bientôt des nouvelles…Il raccroche.

  Angéla, ou plutôt Sherryl, parle moi de toi ?. Ok, je vais te raconter la vérité, c’est le moment. Je suis médecin. Je travaille à Bruxelles. J’accompagne les accidentés de la route dans leur long parcours de réinsertion, dans la vie de tous les jours…

  J’ai perdu mon mari, suite un terrible accident, il y a deux ans. Je ne m’en suis pas  remise. La nuit passée, j’ai réussi à ne pas y penser. Je t’aime Simon…

Mes enfants sont chez ses parents. Ils me reprochent la mort de leur père.

Le soir où il a disparu, il venait me chercher .Il était tard. Ma voiture était en panne. En sortant de son véhicule, une voiture l’a fauché…

  Tu n’es pas obligée de continuer dit-il. Simon, je voulais tout te dire, mais je ne savais pas comment…

Me pardonnes- tu ?.Sheryl, tu es un ange descendu du ciel. Tu es mon ange.

Les deux amants s’embrassent, sous l’œil ému des touristes attablés…

  Le soir venu, ils décident de se promener quelques minutes autour du refuge.

Simon profite de ce moment pour chuchoter à l’oreille de son élue : j’aimerais tant te faire oublier…elle le regarde, ils se donnent un tendre baiser…

Quelques heures plus tard. Assis sur le lit. Sheryl. Regarde moi !!!Je t’emmène avec moi…Simon, tendrement, affectueusement, parcoure de ses lèvres, sa nuque, dépourvu du t-shirt enlevé par ses soins, quelques instants plus tôt…

  Son bustier, glisse sous l’effet de doigt baladeur.

Les bretelles, au niveau des bras, stoppent net l’intrépide, laissant apparaître deux jolis petits mamelons …. La nuit, la deuxième sera pleine d’amour…

  Le matin, de très jolis sous-vêtements blanc, en dentelles, gisent sur le plancher de la chambre 46. Les amants resteront plusieurs jours dans cet havre de paix…

Le jour du départ, ils prennent congé des époux Berra, s’engagent sur le chemin de rocailles…

  Tout à coup, un choc…le 4x4 glisse …le trou noir… ambulance…sirène…

Hôpital…une voix…Simon !!!!Non pas cela !!!…Sheryl, comment vas t-il ?

 

 

 

 

 

 

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« Simon de Villegas, a perdu le contrôle de son véhicule, ce jeudi 17 juillet à 0930h sur l’autoroute E411 à hauteur de Bierges.

L’équipe du S.M.U.R, s’est rendue sur place. Le médecin, accompagnée de son équipe a tout tentée pour stabilisé le baron de Villegas…Malgré avoir été conscient quelques instants prononçant à la vue du médecin Sheryl Philips :’’Tu es un ange. Mon ange.’’ . Celui-ci est tombé dans un profond coma…Nous vous tiendrons au courant de la suite de cette triste nouvelle… ».

  Sheryl, viens vite, monsieur de Villegas reprend connaissance…Sheryl qui a veillé, Simon durant toutes ses semaines avait pris l’habitude de lui parler. Elle s’était laissée aller, à raconter sa propre histoire à cet homme dont on avait retrouvé à côté de lui, un attaché-case en cuir brun. A l’intérieur, un pli d’huissier contenant des documents d’une demande de divorce

   Bonjour, monsieur, ne vous effrayez-pas. Je suis votre médecin. Je m’appelle Sheryl Philips. Vous avez eu un grave accident. Voilà plus d’un mois que vous êtes alité.

Je ne comprend rien, je me souviens juste d’un choc violent, suivi d’une apparition…un ange !!!Angéla, oui c’était son nom…

 

                                     The end…

 

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Commentaires sur Un homme, un destin...(chapitre I)

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